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Journal articles on the topic 'Théâtre – Politique publique – Allemagne'

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1

Metzger, Birgit, Martin Bemmann, and Roland Schäfer. "Und ewig sterben die Wälder. Das deutsche Waldsterben als historisches Phänomen." Revue d’Allemagne et des pays de langue allemande 39, no. 3 (2007): 423–36. http://dx.doi.org/10.3406/reval.2007.5967.

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Abstract:
Cet article présente les questions de recherche, des hypothèses préliminaires et quelques premiers résultats du projet de recherche interdisciplinaire «Et les forêts meurent éternellement. Le Waldsterben allemand entre science et politique», en cours à l’université de Fribourg-en-Brisgau depuis octobre 2006. L’intérêt principal de ce projet, en trois études complémentaires, est de comprendre le fonctionnement complémentaire et interrelié des sciences, de la politique et de l’opinion publique dans ce débat. La première étude explore différents débats historiques sur les forêts mourantes qui se sont tenus en Allemagne depuis le XIXe siècle ; la deuxième examine le rôle qu’eurent dans ce débat les scientifiques (forestiers) ; la troisième enfin analyse le «Waldsterben» comme affaire politique.
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2

Germain, Jérôme. "La politique budgétaire allemande pendant la crise actuelle : entre poursuite de la relance et retour à l’orthodoxie." Gestion & Finances Publiques, no. 3 (May 2021): 43–48. http://dx.doi.org/10.3166/gfp.2021.3.006.

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Abstract:
La rapide et puissante intervention de l’État fédéral pour amortir les effets de la crise économique due à la pandémie contraste avec les hésitations et les demi-mesures lors de la crise de 2008 en Allemagne. Cette détermination semble noter une certaine réhabilitation de la dépense publique, une certaine volonté de restauration de l’investissement public et, peut-être, un début de déculpabilisation envers la dette publique. Le gouvernement fédéral tente d’utiliser la crise comme un tremplin et une aubaine pour moderniser et décarboner l’économie. Toutefois, ce sursaut pourrait être compromis par un retour trop précoce du frein à l’endettement, ce mécanisme constitutionnel qui limite outre-Rhin l’endettement public annuel. Derrière ce débat se dessine une concurrence entre modèles économiques (européen, américain, chinois, britannique…).
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3

Krieger, Wolfgang. "L’État de droit et la politique de renseignement en Allemagne." Études françaises de renseignement et de cyber N° 1, no. 1 (November 23, 2023): 73–87. http://dx.doi.org/10.3917/efrc.231.0073.

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Abstract:
La politique allemande de renseignement est-elle marquée par le sceau du « Sonderweg » (l’exception) ? Étroitement contrôlés, les services allemands pâtissent pourtant de l’un des plus faibles taux de confiance en Europe. Second paradoxe, alors que leurs budgets augmentent, les services brillent par leur absence au sein de la « stratégie de sécurité nationale » du gouvernement fédéral rendue publique en 2021. Ce positionnement bancal résulte de plusieurs composantes. La première est historique : le renseignement n’a jamais constitué un élément clé pour la survie de la nation allemande. En outre, la présence des forces américaines depuis les années 1950 n’a pas incité à renforcer le dispositif de renseignement. La seconde est politique : chaque acteur politique souhaite appliquer sa marque sur la question du renseignement, véritable précipité des rapports de pouvoir. Les Länder ont ainsi imposé une gouvernance éclatée du renseignement intérieur. La loi sur le renseignement extérieur en 2016, marquée par le traumatisme de l’affaire Snowden (2013), a réaffirmé les pouvoirs de la commission de contrôle parlementaire (PKGr). Enfin, le poids de la Cour constitutionnelle est majeur dans l’encadrement strict des services ; elle a ainsi percuté la mise en œuvre des capacités de surveillance électronique. De fait, le renseignement se glisse au cœur des débats politiques, certains journalistes et responsables politiques estimant une réforme indispensable pour bâtir une puissance en la matière à la hauteur du pays.
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Noll, Heinz-Herbert. "La légitimité de l'inégalité sociale." Tocqueville Review 14, no. 2 (January 1993): 109–24. http://dx.doi.org/10.3138/ttr.14.2.109.

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Abstract:
En Allemagne, l'intérêt que porte l'opinion publique à la répartition des biens, et la sensibilité générale à l'inégalité sociale se sont nettement accrus du fait de la réunification du pays et des problèmes qu'elle pose1. Les problèmes de distribution et redistribution sont passés au cœur du débat politique et représentent désormais un fort potentiel conflictuel. Il ne s'agit pas seulement des problèmes de répartition de charges financières nouvelles au sein de la population ouest-allemande, mais aussi d'un déplacement du bien-être de l'Ouest vers l'Est, indispensable pour atteindre l'objectif qu'on s'est fixé d'une égalisation des conditions de vie entre tous les Länder de l'Allemagne réunifiée.
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5

Jubin, Olivier. "L’affaire Matthew Shepard aux États-Unis." Emulations - Revue de sciences sociales, no. 11 (January 3, 2012): 45–60. http://dx.doi.org/10.14428/emulations.011.003.

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Abstract:
L'assassinat homophobe de Matthew Shepard en 1998 a suscité aux États-Unis un vaste débat sur le statut et les droits des personnes lesbiennes, gays, bis et transsexuelles. Face à un crime de haine qui rappelle la pratique du lynchage, les grands médias nationaux s'interrogent sur les causes de cette violence. Plusieurs interprétations s'opposent et se complètent au sein de la sphère publique. À l'aide de deux téléfilms et d'une pièce de théâtre, j'exposerai les spécificités idéologiques de ces interprétations, puis je discuterai du potentiel politique de l'empathie, lorsqu'elle est permise par les médias de masse. Pour terminer, j'examinerai de quelle manière la pratique sociologique de la notion de mémoire peut être enrichie de l'expérience située portée par les acteurs sociaux, notamment les plus subalternes.
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6

Hubé, Nicolas. "Politique et télévision. Petit tour d’horizon du regard scientifique sur le travail journalistique depuis 20 ans." Revue d’Allemagne et des pays de langue allemande 37, no. 1 (2005): 115–29. http://dx.doi.org/10.3406/reval.2005.5826.

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Abstract:
La télévision – attaquée pour son rôle néfaste sur l’équilibre démocratique – est analysée ici à travers le prisme des liens l’unissant à la politique. En partant de la lecture des ouvrages que consacrent Pierre Bourdieu et Niklas Luhmann à la télévision – et surtout de leur réception, on a pu saisir ce qui fonde dans les deux pays le regard des scientifiques sur ce média de masse. Les deux ouvrages nous renseignent sur les logiques académiques nationales : en Allemagne une articulation modélisée et désincarnée des groupes d’acteurs (les médias, les politiques et l’opinion publique) ; en France une lecture plus qualitative des échanges entre les groupes, délaissant volontiers le public pour se concentrer sur les journalistes et les professionnels de la politique. L’objectif de l’article est de donner des pistes de lectures et de réflexion. L’étude de la littérature scientifique des deux pays permet de mettre à jour la diversité des interrogations que pose la télévision. Si elles tournent toutes autour de la question du lien de celle-ci à la formation d’un espace public démocratique, les méthodes et les traditions d’analyse des médias donnent au final une production difficilement comparable.
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Herbet, Dominique. "Émergence d’une politique étrangère transnationale et opinion publique germanophone ou européenne ? Le couple franco-allemand au prisme des médias européens pendant la crise en Ukraine." Revue d’Allemagne et des pays de langue allemande 48, no. 2 (December 28, 2016): 305–16. http://dx.doi.org/10.4000/allemagne.422.

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Teuscher, Simon. "Parenté, polit ique et comptabilité. Chroniques familiales autour de 1500 (Suisse et Allemagne du Sud)." Annales. Histoire, Sciences Sociales 59, no. 4 (August 2004): 847–58. http://dx.doi.org/10.1017/s0395264900019818.

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Abstract:
RésuméLes chroniques allemandes et suisses qui, autour de 1500, contiennent des mémoires sur les familles de leurs auteurs ont depuis longtemps suscité l’intérêt des historiens ; ces derniers ont eu tendance à les interpréter comme l’expression d’une réflexion intime sur soi. L’examen de leur utilisation concrète révèle pourtant que ces documents se situent dans une négociation, officielle ou officieuse, de revendications, qui prend place aussi bien entre membres de la famille qu’entre citoyens et autorité publique. Les chroniques se présentent comme les instruments d’une culture politique où l’appartenance familiale et l’échange de faveurs et de services structurent l’ordre public. D’une manière quasiment comptable, les auteurs décrivent les événements qui servent à justifier leurs prétentions personnelles sur le patrimoine matériel et symbolique de leurs familles. De façon analogue, ils dressent l’inventaire de leurs mérites et de ceux de leurs familles vis-à-vis de la ville afin de légitimer la concession de privilèges. D’ailleurs le genre même des chroniques semble se conformer aux modèles offert par les nouvelles pratiques administratives de l’écrit.
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Farah, Frédéric, and Jérôme Maucourant. "L’effondrement libanais : quelques hypothèses." Maghreb - Machrek N° 254-255, no. 2 (December 1, 2023): 55–64. http://dx.doi.org/10.3917/machr.254.0055.

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Abstract:
Plusieurs interprétations de la crise libanaise sont discutées. La thèse mettant en avant le caractère politique du capitalisme libanais est privilégiée, grâce à la problématique de Max Weber, même si l’élite dirigeante a radicalisé la Wealth Defense propre aux États capitalistes contemporains. Fondée sur l’exportation du travail qualifié et l’importation de capitaux, la structure économique interne - totalement négligée par un État néo-patrimonial – ne cesse de s’affaiblir, ce qui engendre une croissance de la dette publique et le recours à des privatisations d’une ampleur extrême. Le sommet de la société parvient ainsi à se nourrir du dysfonctionnement global. La politique d’ancrage de la monnaie nationale au dollar ne pouvait alors qu’être un théâtre de l’illusion, d’autant que plusieurs facteurs concouraient à l’appréciation du taux de change réel (dont le « syndrome hollandais »). La cécité de nombre d’expert est stupéfiante, notamment leur apologie idéologique du taux de change fixe. Le gouverneur de la banque centrale, visé par des enquêtes portant sur une corruption inouïe, a bénéficié de l’indulgence de ces experts. Il n’y avait pas de « miracle libanais » mais une simple exploitation de la « crédulité routinière » des intérêts financiers (Veblen). JEL : A10, A11, B50, E58, F24.
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Addobbati, Andrea, and Francesca Bregoli. "Les esclaves livournais à Alger: La question juive et le théâtre politique en Toscane à la fin du xviiie siècle." Annales. Histoire, Sciences Sociales 76, no. 1 (March 2021): 7–45. http://dx.doi.org/10.1017/ahss.2021.54.

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Abstract:
Les esclaves livournais à Alger: La question juive et le théâtre politique en Toscane à la fin du xviiie siècleCet article analyse une pièce de théâtre française récemment découverte, Les esclaves livournais à Alger, écrite par François Gariel et publiée à Livourne en 1786. Le protagoniste de la pièce, qui fourmille d’allusions à des événements toscans et européens contemporains et de références subtiles à des classiques de la littérature française des Lumières, est un marchand juif vertueux d’Alger, avocat de la tolérance pour tous les peuples et toutes les religions et admirateur déclaré du grand-duc de Toscane. Afin de mieux comprendre la pièce de Gariel et la question juive à Livourne, l’article revient sur le contexte des années 1780 et l’installation dans le port toscan d’importantes familles juives algériennes enrichies par le rachat des captifs. Il met également en lumière la participation active, mais contestée, des Juifs à la scène théâtrale livournaise. Une fois les nombreuses allusions des Esclaves mises au jour et décodées, la pièce nous plonge au cœur des débats politiques toscans concernant la participation des Juifs à la vie publique. Elle sonde également les inquiétudes qui entourent le pouvoir présumé des Juifs et leur rôle ambivalent dans le commerce et le rachat des captifs. Les relations étroites nouées entre Livourne et l’Afrique du Nord permettent ainsi de mieux saisir le discours public sur la condition des Juifs en Toscane. Cette perspective méditerranéenne complexifie à son tour notre compréhension des relations entre minorités et majorités, à une époque où les débats des Lumières sur la tolérance et l’intégration des Juifs se multipliaient en Europe occidentale.
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Denoyer, Brice. "L’alexandrin dans la tragédie humaniste en France au XVIe siècle : un choix politique." TTR 34, no. 1 (September 20, 2021): 21–45. http://dx.doi.org/10.7202/1081494ar.

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Abstract:
L’alexandrin est indissolublement lié au succès du théâtre français classique. Le caractère d’évidence qui semble les réunir n’a pourtant rien de naturel, et cette relation s’inscrit en réalité dans une historicité où le politique a une part prépondérante. Nombre de mystères demeurent lorsque l’on essaye d’expliquer pour quelle raison les dramaturges du XVIe siècle ont favorisé ce vers alors peu usité, et réservé auparavant à des usages très spécifiques – hormis durant une période où il fut à la mode, vers le XIIIe siècle, pour le genre épique. Fortement lié à la traduction et à la réappropriation de l’héritage théâtral antique, le choix de l’alexandrin a aussi une indéniable portée politique : vers prestigieux d’abord, par sa rareté comme par ses usages, il devient en outre associé, au cours du XVIe siècle, à la réinvention du modèle de tragédie à l’antique. Du fait de son prestige, il devient facilement le vers par excellence des personnages puissants, dont le statut social ne saurait être représenté sur scène que dans une parole « altiloque », comme le dit Ronsard, dont l’alexandrin devient le vecteur évident. Les auteurs ne cesseront, au fur et à mesure que le siècle se déroule, de jouer des parallélismes qui peuvent exister entre les discours expressément politiques et les tragédies (en témoignent par exemple les liens poétiques et politiques reliant chez Garnier l’Hymne à la monarchie et plusieurs de ses pièces) : là encore, ils se réapproprient les exigences de la rhétorique antique, sans ignorer que de telles exigences valent pour une parole publique dont la portée politique n’est pas à mésestimer. Dès lors, l’utilisation de plus en plus constante de l’alexandrin comme vers du dialogue tragique devient une métaphore parfaite de la complexité de la chose politique, mise en scène alors comme une somme fragmentaire de discours antithétiques, faisant du politique un objet de représentations (dans tous les sens du terme) et de débats.
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Bourbillères, Hugo, and Michel Koebel. "Les processus de contestation dans le cadre des candidatures des villes européennes aux Jeux olympiques et paralympiques 2024." Movement & Sport Sciences - Science & Motricité, no. 107 (September 23, 2019): 17–29. http://dx.doi.org/10.1051/sm/2019032.

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Abstract:
Pour un pays ou une métropole, être candidat à l’accueil des Jeux olympiques et paralympiques (JOP) est un enjeu de taille. Pendant longtemps, cela constituait une décision et un engagement diplomatiques et restait confiné dans le secret de milieux politiques et économiques n’appelant pas au débat public. L’actualité récente a fait entrer en jeu de nouveaux acteurs dans le processus, et notamment le citoyen. Ce sont ces changements dans les rapports entretenus entre les candidats aux JOP et les citoyens qui sont l’objet de la présente recherche. Cette contribution présente les résultats exploratoires d’un projet IdEx « post-doctorat » (2018–2020). Après avoir présenté une recension des écrits portant sur les impacts des grands événements sportifs internationaux (GESI) et discuté la question de la contestation et de la défiance de l’opinion publique à l’égard de l’accueil des JOP, nous reviendrons, à partir d’une analyse documentaire, sur les différents cas des candidatures de villes européennes aux JOP 2024. Paris (France) fut déclaré vainqueur, sans référendum, mais aussi finalement sans plus aucun rival ; Rome (Italie) a retiré sa candidature suite au changement de maire et de politique municipale ; Hambourg (Allemagne) a organisé un référendum et a vu le « non » l’emporter de peu ; et Budapest (Hongrie) a retiré sa candidature sur des arguments économiques, mais suite à une pétition d’origine étudiante (mouvement Momentum).
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Fricke, Thomas. "D'une Bundesbank à l'autre ? La Banque centrale allemande comme modèle pour l'Europe." Revue de l'OFCE 44, no. 2 (March 1, 1993): 155–80. http://dx.doi.org/10.3917/reof.p1993.44n1.0155.

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Abstract:
Résumé Comment fonctionnera la future Banque centrale européenne (ВСЕ) ? La politique des autorités monétaires en Europe sera-t-elle proche de celle de la Banque centrale allemande, qui a servi de modèle au dispositif du traité de Maastricht ? La crainte des défenseurs d'une ligne orthodoxe de priorité absolue à la lutte anti-inflationniste se nourrit de l'espoir de ceux qui misent sur une attitude plus pondérée, intégrant les autres objectifs du « carré magique » : la croissance, le chômage ou l'équilibre extérieur. Le dispositif institutionnel de la ВСЕ ressemble beaucoup à celui de la Banque fédérale allemande, la Deutsche Bundesbank. Or l'indépendance juridique et la fixation de la stabilité des prix comme objectif principal conduisent-elles automatiquement à une même sensibilité — indispensable pour les uns, exagérée pour les autres — vis-à-vis du risque d'inflation ? Les comportements et résultats de la ВСЕ seront-ils différents du fait de la participation de tous les Etats membres dans ses instances ? Connaître les origines, la philosophie et le mode de fonctionnement de la Bundesbank permet de mieux supputer en quelle mesure la future ВСЕ pourrait lui ressembler. Malgré son rôle et son poids, l'action de la Bundesbank et son mode de fonctionnement sont en fait souvent méconnus à l'étranger ; son image en Allemagne même s'apparente à un véritable mythe qui masque les rouages internes. Trop souvent sa politique se heurte sur le plan international à l'incompréhension ou à des divergences d'intérêt, contrastant avec la rareté — ou la prudence — des critiques nationales. Trop souvent le resserrement des conditions monétaires est jugé exagéré ou peu solidaire, car contraire aux aspirations internationales de croissance. Les divergences dans les a-prioris de la politique monétaire, autant que le fonctionnement relativement peu transparent de la Bundesbank elle même, sont sans doute à l'origine de ces malentendus. Or la rigueur de la Bundesbank dans sa lutte contre l'inflation est d'abord une conséquence directe de son statut institutionnel. Le respect et le degré d'acceptation dans l'opinion publique, conjugué à un fonctionnement très pragmatique autant à l'intérieur de l'institution que vis-à-vis de l'extérieur, confortent sa position et élargissent ses marges de manœuvre. L'image de fermeté et d'unanimité, soigneusement entretenue, cache un fonctionnement très» nuancé » dans la pratique, dont les frictions sont ainsi rarement perceptibles à l'extérieur.
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Barrell, Ray, Paolo Bosi, Paolo Onofri, Odile Chagny, Gaël Dupont, Thierry Latreille, Catherine Mathieu, Henri Sterdyniak, and Joachim Volz. "Vers une nouvelle politique économique en Europe ?" Revue de l'OFCE 71, no. 4 (November 1, 1999): 139–79. http://dx.doi.org/10.3917/reof.p1999.71n1.0139.

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Abstract:
Résumé Les années récentes ont vu l'Europe se rallier progressivement au modèle libéral de politiques économiques, en particulier avec l'indépendance de la Banque centrale, le Pacte de stabilité et la substitution de la politique de la concurrence à la politique industrielle. Toutefois, des gouvernements de gauche ont succédé progressivement à des gouvernements conservateurs. Ce dossier, élaboré par des économistes des quatre plus grands pays européens, essaie d'évaluer dans quelle mesure ces gouvernements opèrent un tournant de politique économique. Il comporte une partie synthétique et trois articles présentant la situation en Allemagne, Italie et Royaume-Uni. Il existe au départ une disparité de situation macroéconomique entre la Grande-Bretagne, proche du plein-emploi mais qui connaît un problème aigu de travailleurs découragés et de pauvreté et les trois autres pays, Allemagne, France et Italie, confrontés à un phénomène de chômage de masse. Ceux-ci se situent largement au-dessus du taux de chômage d'équilibre, ce qui indique qu'une relance de la demande serait nécessaire. Toutefois, aucun pays n'a remis en cause l'architecture composée par la BCE et le Pacte de stabilité, même si la France voudrait faire jouer un rôle plus actif au Conseil de l'Euro11 et améliorer la coordination des politiques économiques. Tous les pays ont présenté des Programmes de Stabilité qui comportent une certaine réduction du déficit public et surtout (sauf la Grande-Bretagne) une baisse importante de la part des dépenses publiques dans le Pib, se donnant pour objectif de dégager une marge pour réduire les impôts. Jusqu'à présent, la stratégie européenne pour l'emploi, mise en œuvre dans les Plans d'action nationaux, comporte surtout des mesures visant à augmenter l'employabilité et la flexibilité de la main d'œuvre, la coordination de politiques de croissance ou de politiques salariales plus actives a été repoussée. De nombreuses réformes fiscales sont similaires dans les pays européens, en particulier la hausse de la taxation écologique pour financer la baisse des cotisations sociales. D'autres sont originales en particulier : la taxation de la valeur ajoutée et l'imposition des plus-values latentes en Italie, l'impôt négatif pour les familles qui travaillent au Royaume-Uni, les mesures d'aide à la baisse de la durée du travail en France. Si les politiques sociales ont des orientations spécifiques à chaque pays étudié : meilleure couverture des plus pauvres en France, élargissement du système d'aide sociale en Italie, retour ç l'emploi au Royaume-Uni, la question des retraites est une préoccupation commune aux quatre pays. La France, l'Italie et l'Allemagne ont choisi de sauvegarder leur régime de retraite par répartition sans recours massif la capitalisation. La gauche s'est globalement ralliée à une conception économique libérale qui fait des entreprises privées et des marchés les seuls acteurs et juges suprêmes de la production et de l'allocation des ressources y compris dans les secteurs autrefois jugés stratégiques (industrie lourde et banques). Elle a renoncé à accroître l'intervention des salariés dans la gestion des entreprises. Elle n'a plus de projet industriel alternatif aux politiques libérales. Au niveau communautaire, l'obsession du respect des règles de concurrence l'emporte sur les soucis d'emplois ou de maintien de l'appareil productif. Au moment des crises financières de 1997-1998, les gouvernements européens ont proclamé la nécessité d'une meilleure régulation du système financier international. Mais ils n'ont pas réussi à élaborer une position commune sur des propositions spécifiques. La première coalition rouge-verte de l'Allemagne a connu un départ difficile. La réforme fiscale comporte un allégement net de l'imposition des familles et des mesures écologiques. Le gouvernement est fermement décidé à faire du combat contre le chômage la priorité de la législature. Mais l'orientation générale de la politique fiscale n'est pas toujours claire, la politique macroéconomique ne fait pas toujours preuve d'une grande cohérence et le dosage entre les politiques de l'offre et les politiques de la demande peut être discuté. Le gouvernement italien a entrepris de nombreuses réformes dans les domaines politique et économique (décentralisation, fiscalité, État-providence, règles de fonctionnement des marchés, assurance universelle, nouveaux types d'intervention publique dans les régions les moins développées) qui révèle le souci d'arriver aussi vite que possible à des institutions et des performances d'un niveau européen. Le risque est que la structure administrative s'avère trop faible pour soutenir le poids de tant d'innovations. L'instabilité politique ajoute des points interrogations. Le nouveau gouvernement britannique a conservé nombre des réformes initiées par son prédécesseur. Il modernise les institutions politiques. Il a transformé la gestion des finances publiques et le statut de la Banque centrale. Il veut modifier la structure de l'économie britannique et améliorer les perspectives de croissance à long terme. Il tente d'opérer un changement radical de l'État-providence en augmentant les incitations à travailler. C'est un gouvernement très libéral. Toutefois, il a instauré un salaire minimum, a amélioré la protection de l'emploi et la reconnaissance des syndicats.
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Fayolle, Jacky, and Françoise Milewski. "L'Europe crée et exporte sa monnaie." Revue de l'OFCE 59, no. 4 (November 1, 1996): 5–100. http://dx.doi.org/10.3917/reof.p1996.59n1.0005.

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Abstract:
Résumé Au tournant des années 1995-1996, le repli conjoncturel s'est diffusé, via les interdépendances commerciales, à l'ensemble des pays européens. Les révisions à la baisse de la croissance prévue affectent notamment les pays du Nord et du Sud européens qui avaient impulsé la reprise continentale de 1994 en profitant des dépréciations de leurs monnaies. Ce repli européen a-t-il atteint, au cours de 1996, son point bas ? Des signes de redémarrage, encore ténus, apparaissent dans certains pays, surtout en Allemagne et dans les pays adjacents. Après un mauvais début d'année 1996, les signaux de reprise se multiplient en Allemagne depuis le printemps. La consommation a bénéficié des exonérations fiscales et les commandes à l'exportation se sont redressées. Mais le retournement positif de certains postes de demande n'a pas encore pleinement convaincu les producteurs de sa durabilité. L'intensité de la reprise restera limitée par les contraintes durables affectant l'économie allemande, même si elle est soutenue par une attitude accommodante des autorités monétaires. La croissance allemande retrouverait une performance moyenne en 1997 (2,2 % après 1,3% en 1996). La reprise se diffusera en Europe dans les mois à venir si, dans les pays auparavant contraints par la restriction monétaire, le relâchement est assez incitatif pour libérer un comportement de stockage plus offensif et contrer l'impact des ajustements budgétaires en cours. La dépression européenne a laissé libre, pour s'investir à l'extérieur du continent, un excédent d'épargne nourri par le désendettement des agents privés. De pair avec une politique japonaise active de placement à l'étranger, cet apport a amorti les tensions que pouvait engendrer la croissance rapide d'autres régions du monde. La reprise qui se dessine en Europe ne serait pas d'une intensité telle qu'elle modifie radicalement cette situation. Elle reste compatible avec une détente progressive des taux d'intérêt à long terme, même si celle-ci est freinée, courant 1997, par la vigilance des marchés face aux risques inflationnistes américains. Aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, la croissance est de nouveau au rendez-vous, après le ralentissement de 1995. Dans les deux cas, la demande intérieure y contribue fortement. Les limites à la croissance paraissent cependant plus rapprochées dans le cas américain que dans le cas britannique. La croissance de l'économie américaine, encore élevée en moyenne annuelle (2,6 % en 1997 après 2,4 % en 1996), reviendrait à hauteur de 2% l'an sur la seconde partie de 1997. Le Royaume-Uni devrait réaliser en 1997 l'une des meilleures performances européennes de croissance (2,7 % après 1,8 % en 1996). Au Japon, les hésitations de la consommation des ménages et le reflux de la demande publique font douter de la solidité de la reprise. Elevée en 1996 (3 %), la croissance resterait médiocre en 1997 (+ 1,6 %), même si son rythme tendanciel est plutôt de l'ordre de 2% l'an. Les corrections intervenues dans nombre de pays émergents consolident les perspectives de croissance dans ces pays, qui se traduiront cependant par des rythmes plus soutenables de progression de leurs importations. Au total, le commerce mondial, qui aura considérablement ralenti de la mi- 1995 à la mi- 1996, retrouverait un rythme honorable à partir du second semestre 1996, approchant les 7 % l'an. La progression modérée du dollar attendue sur cette même période favorisera aussi une meilleure répartition de la croissance mondiale. En France, les informations conjoncturelles restent contradictoires. Les carnets de commandes dans l'industrie sont toujours très dégradés, notamment dans les biens intermédiaires, mais un redressement s'est opéré à partir de l'été. Les stocks sont encore jugés excessifs, mais davantage au stade de la production qu'à celui de la distribution. Les perspectives personnelles de production, habituellement en avance sur le cycle, sont désormais plutôt orientées à la hausse. Toutefois, l'attentisme des entreprises traduit une défiance vis-à-vis de la reprise, en contrepartie de l'optimisme excessif formulé à la charnière de 1994 et de 1995. La conséquence de ces désillusions demeure un comportement de dépense restrictif : réduction des effectifs dans l'industrie, faibles hausses des salaires individuels, révision en baisse des investissements. Les enchaînements prévisionnels reposent d'abord sur l'arrêt du déstockage, qui a été important au premier semestre pour les produits manufacturés. Mais le prolongement de cette reprise technique en une phase ascendante du cycle, dépendra crucialement de la demande finale hors stocks. La consommation des ménages aura connu une forte croissance en 1996, sans rapport avec la progression du revenu. Elle croîtrait moins vite que ce dernier en 1997, et le taux d'épargne augmenterait par rapport à son bas niveau de 1996. La reprise de l'investissement en 1994 s'est rapidement interrompue. Depuis lors, l'effort de renouvellement des matériels issus de la vague d'accumulation initiée il y a dix ans, a été stoppé. Mais les besoins de remplacement subsistent et leur satisfaction devrait fonder la reprise des achats ; elle serait favorisée, dans un premier temps, par les dispositions relatives à l'amortissement des biens nouvellement acquis et par la poursuite de la détente monétaire. L'investissement total, quant à lui, pâtirait du recul des dépenses des administrations. La demande intérieure finale (hors stocks) freinerait légèrement, passant de 1,8% en 1996à 1,5 % en 1997. Grâce à une contribution modérée du commerce extérieur et à une forte impulsion des stocks, la croissance du Pib serait de 2,1 % l'an prochain, après 1,2 % cette année, si la rigueur budgétaire ne s'intensifie pas outre mesure. L'inflation ralentira à nouveau et l'excédent extérieur progressera encore. Mais le chômage poursuivra sa hausse.
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Berrégard, Sandrine, Aurélie Griffin, and Sophie Lemercier-Goddard. "Introduction générale." Études Épistémè 45 (2024). https://doi.org/10.4000/12v7l.

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Abstract:
La passion mortifère du roi Hérode pour Mariamne s’est imposée sur les scènes européennes à partir de la seconde moitié du XVIe siècle : une quinzaine de pièces sont produites entre 1552 et 1694 en allemand, italien, latin, espagnol, anglais, français. Ces pièces accompagnent une réflexion explicite sur le théâtre et la forme tragique sur la scène européenne, avec Mariamne qui s’impose face à la jalousie tyrannique du roi comme une figure de vertu héroïque. En France, ces œuvres dramatiques s’inscrivent dans le débat sur l’essence de la tragédie classique avec en particulier Alexandre Hardy et Tristan L’Hermite, tandis qu’en Angleterre, on retrouve le personnage de la reine aussi bien dans un contexte universitaire que sur la scène du théâtre commercial et populaire ou dans le cadre du théâtre à lire – closet drama – d’inspiration sénéquéenne avec la pièce d’Elizabeth Cary publiée en 1613. Dans l’introduction, les éditrices rappellent le socle historique et l’importance des sources et de leurs traductions qui ont contribué à mieux faire connaître cet épisode ; adoptant une perspective transnationale, elles examinent les raisons de cet engouement européen pour l’histoire de Mariamne et Hérode et mettent en lumière des points de convergence ; enfin, elles soulignent l’importance de Mariamne dans la construction d’un tragique féminin, mis en exergue en particulier par la pièce de Cary. Dans une dernière partie, elles présentent les onze articles du numéro qui dans une approche comparatiste analysent les enjeux esthétiques et politiques de Mariamne sur la scène littéraire européenne de la première modernité.
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Salzbrunn, Monika. "Artivisme." Anthropen, 2019. http://dx.doi.org/10.17184/eac.anthropen.091.

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Abstract:
Artivisme est un néologisme composé des mots art et activisme. Il concerne l’engagement social et politique d’artistes militants (Lemoine et Ouardi 2010) mais aussi l’art utilisé par des citoyen.ne.s comme moyen d’expression politique (Salzbrunn 2014, 2015 ; Malzacher 2014 : 14 ; Mouffe 2014). La distinction qui porte sur la formation initiale est davantage analytique qu’empirique dans la mesure où la définition d’artistes ou d’œuvres d’art en lien avec une formation institutionnelle (hautes écoles d’art) est aujourd’hui mise en question : Le succès planétaire d’artistes autodidactes engagés comme le photographe français JR montrent qu’on peut acquérir une reconnaissance en tant qu’artiste sans avoir été formé dans une école d’art. De plus, la différence entre l’engagement politique des artistes et leurs œuvres au sens propre est de plus en plus difficile à saisir (Roussel 2006 ; Dufournet et al. 2007). Sur le plan conceptuel, les recherches sur l’artivisme remettent en question la distinction entre l’art considéré comme travail et l’art pour l’art, discutée entre autres par Jacques Rancière dans « Le partage du sensible. Esthétique et politique » : « Produire unit à l’acte de fabriquer celui de mettre au jour, de définir un rapport nouveau entre le faire et le voir. L’art anticipe le travail parce qu’il en réalise le principe : la transformation de la matière sensible en présentation à soi de la communauté » (Rancière 2000 : 71). Les expressions artistiques couvrent un très large panel, allant de l’art plastique et mural, en passant par le graffiti, la bande dessinée, la musique, le flash mobs, le théâtre, à l’invention de nouvelles formes d’expression (Concept Store #3, 2010). L’artivisme actuel, notamment les performances, trouvent leurs racines dans d’autres courants artistiques expérimentaux développés dans les années 1960, notamment le théâtre de l’opprimé d’Agosto Boal, le situationnisme (Debord 1967), le fluxus (http://georgemaciunas.com/). Certains remontent encore plus loin vers le surréalisme et le dadaïsme auxquels l’Internationale situationniste (1958-1969) se réfère afin de pousser la création libre encore plus loin. Tout comme le mouvement situationniste cherchait à créer des situations (1967) pour changer la situation et déstabiliser le public (Lemoine et Ouardiri 2010), et que le théâtre de l’opprimé (Boal 1996) pratiquait le théâtre comme thérapie, l’artivisme contemporain vise à éveiller les consciences afin que les spectateurs sortent de leur « inertie supposée » et prennent position (Lemoine et Ouardi 2010 ; pour les transformations dans et de l’espace urbain voir aussi Schmitz 2015 ; Salzbrunn 2011). Ainsi, les mouvements politiques récents comme Occupy Wallstreet (Graeber 2012) ou La nuit debout (Les Temps Modernes, 2016/05, no. 691 ; Vacarme 2016/03, no. 76) ont occupé l’espace publique de façon créative, se servant de la mascarade et du détournement (de situations, notamment de l’état d’urgence et de l’interdiction de rassemblement), afin d’inciter les passants à s’exprimer et à participer (Bishop 2012). D’autres courants comme les Femen, mouvement féministe translocal, ont eu recours à des performances spectaculaires dans l’espace public ou faisant irruption au cours de rituels religieux ou politiques (Femen 2015). Si ces moyens d’action performatifs au sein du politique étaient largement employés par les courants politiques de gauche (Butler et Athanasiou 2013), l’extrême-droite les emploie également, comme le mouvement identitaire qui a protesté par des actions coup de poing contre les réfugiés dans les Alpes françaises en hiver 2018 (https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/04/30/militants-identitaires-dans-les-alpes-les-autorites-denoncent-une-operation-de-communication_5292856_1653578.html). Les thèmes politiques abordés se situent néanmoins majoritairement à gauche de l’échiquier politique : mouvement zapatiste, LGBTqueer, lutte anti-capitaliste, antifasciste et pro-refugiés, (afro-/latino-) féminismes (de Lima Costa 2012), mouvement contre l’exclusion des personnes à mobilité réduite, protestation contre la gentrification et la dépossession de l’espace urbain qui s’opère en faveur des touristes et spéculateurs immobiliers et qui va à l’encontre des habitants (Youkhana 2014 ; Pisanello 2017), mouvement d’occupation d’espace, de squat et de centres sociaux auto-gérés, lutte créative en faveur de nouvelles formes de vie commune comme dans la ZAD (Zone à défendre) contre l’aéroport de Nantes etc. (Rancière 2017 : 65-73). Si ces luttes s’inscrivent dans une réflexion critique générale sur les conséquences de la glocalisation, elles se concentrent parfois sur l’amélioration de l’espace local, voire micro-local (Lindgaard 2005), par exemple en créant une convivialité (Caillé et al. 2013) ou des espaces de « guerilla gardening » (mouvement de jardinage urbain comme acte politique) au sein d’une ville. Les « commonistes » qui s’occupent de biens communs et développent les créations par soi-même (DIY – Do it yourself) à travers des FabLabs (laboratoires de fabrication) s’inscrivent également dans cette philosophie en mettant en question de façon créative le rapport entre production et consommation (Baier et al. 2013). Enfin, les mouvements actuels ont largement recours aux dernières technologies d’information et de diffusion, pendant le processus de création et pendant la circulation des œuvres, des images et des témoignages (Salzbrunn et al. 2015). Plus radicalement encore, les hacktivistes interviennent sur des sites web en les détournant et en les transformant. Dans certains endroits, l’humour occupe une place centrale au sein de ces activités artistiques, que ce soit dans le recours aux moyens de style carnavalesques (Cohen 1993), en réinventant le carnaval (Salzbrunn 2014) ou encore en cherchant à créer une ambiance politico-festive réenchantente, assurant un moment de joie et de partage heureux pour les participants. Betz (2016) a traité ce dernier aspect en analysant notamment des « Schnippeldiskos », discos organisés par le mouvement slow food jeunesse qui prennent la forme d’une séance joyeuse de coupage de légumes destinées à une soupe partagée, un moment de « protestation joyeuse », une « forme hybride de désobéissance collective ». Ces nouvelles formes d’interaction entre art, activisme et politique appellent au développement de méthodes de recherches anthropologiques inédites. Ainsi, l’ethnographie est devenue multi-sensorielle (Pink 2009), attentive au toucher, aux parfums, au goût, aux sensations des chercheur.e.s et des personnes impliquées dans l’action artivistique. L’observation participante devient plus radicale sous forme d’apprentissage (Downey et al. 2015). Enfin, les anthropologues qui travaillent sur l’artivisme ont non seulement recours à de nouvelles méthodes, mais aussi à de formes inédites de restitution de leurs recherches, visant notamment à dépasser le centrage sur le texte (Schneider et Wright 2006) en tournant des films documentaires, créant des bandes dessinées (www.erccomics.com), discutant avec les artivistes à travers blogs (www.erc-artivism.ch), ou interagissant à travers des performances comme « Rawson’s Boat », conduite par le Nigérian Jelili Akiku en mai 2018 au Musée d’Acquitaine de Bordeaux.
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Vinck, Dominique. "Science(s)." Anthropen, 2016. http://dx.doi.org/10.17184/eac.anthropen.025.

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Abstract:
Les sciences désignent à la fois une série d'activités productrices de connaissances, plus ou moins différenciées d'autres activités sociales, et le résultat de ces activités (descriptions et énoncés de découvertes ou de lois décrivant ou prédisant des phénomènes, théories, méthodes de travail, savoir-faire incorporés, normes de comportement des scientifiques). Pour l'anthropologue, elles sont à la fois un objet de recherche et un cadrage (institutionnel, méthodologique et cognitif) de son travail, ce qui l'engage aussi dans une inévitable réflexivité. Du point de vue des sciences sociales, la science a été appréhendée (tradition mertonienne) comme une institution sociale distincte et exemplaire, dont la finalité est la production de connaissances rationnelles certifiées par les pairs. L'institution se caractérise par une structure normative qui régit le comportement des scientifiques telles que : universalisme, communalisme, désintéressement et scepticisme organisé. Les scientifiques qui agissent conformément à ces normes sont rationnels et humbles, capables de soumettre leurs productions à l’évaluation critique de leurs pairs, d’évaluer sans à priori le travail d’autrui et de s’auto-contrôler. Le respect de ces normes dépend de systèmes de communication (publication dans les revues scientifiques en particulier) et de gratification (nomination, distinction, obtention de fonds) dont l'analyse permet d'expliquer certains phénomènes de stratification au sein de la "communauté" scientifique. Cette approche a toutefois suscité de nombreux débats notamment quant à ce que représentent vraiment ces normes. Des contre-normes (p.ex. « garder le secret ») seraient aussi explicatives des comportements des scientifiques que les normes identifiées par Merton. Par ailleurs, dans leurs discussions internes, les scientifiques mobilisent autant les normes que les contre-normes pour défendre leur position ou affaiblir celle d’un collègue. Et surtout, ces normes seraient de nature idéologique et politique, utilisées par les scientifiques pour légitimer l’autonomie des sciences vis-à-vis du reste de la société, en particulier dans un contexte de montée en puissance de régimes autoritaires menaçant les scientifiques dans différentes régions du monde, comme ce fut le cas au cours du XXe siècle. Dans ce contexte, Merton (1973) a traité l'institution scientifique comme un modèle de démocratie des esprits, à l’abri des influences politiques. Toutefois, mobilisées au profit du développement technico-économique et de l’action publique (parfois militaire), les sciences constituent des sources de pouvoir, notamment en faisant autorité. Les questions de l'orientation et de la mobilisation des sciences fait dès lors l'objet de débats politiques récurrents. Elles soulèvent des questions de légitimité dans la société (sciences au service du progrès, de l'industrie, du prestige des Nations, de l'exploitation de la nature vs de projets de libération ou de résolution des problèmes auxquels le monde est confronté) tandis que leur spécificité a fait l’objet de nombreux débats chez les philosophes. Dans les relations Nords-Suds, elle est parfois traitée comme un enjeu des relations entre pays hégémoniques et non-hégémoniques ou en terme de centre-périphérie. Plus généralement, sa légitimité est questionnée vis-à-vis d'autres savoirs, locaux et indigènes notamment. De même, la fragmentation interne des sciences (prolifération de sous-spécialisations) a conduit les Nations Unies (convention de Rio de 1992) à demander qu'un effort d'intégration soit accompli car les problèmes auxquels sont confrontées les sociétés ont besoin d'une approche globale et non émiettée. Les dynamiques internes des sciences ont également été analysées de diverses autres façons : comme système d’échange de dons (Hagstrom 1965), comme système d’échange capitaliste et de lutte compétitive pour l’accumulation d’un capital symbolique (Bourdieu 1976), comme système politique où chacun tend à développer son domaine en gagnant de la crédibilité, convertible en ressources permettant de poursuivre (Latour, Woolgar 1988). Les relations entre scientifiques, voir aussi avec des non-scientifiques (industriels, médias, gouvernements, mouvements citoyens, communautés paysannes, etc.), constituent des réseaux sociaux dont les caractéristiques (taille, homogénéité / hétérogénéité, structure) expliquent les sciences en tant que phénomène social plus ou moins articulé à d'autres activités des sociétés. Depuis les années 1970, des chercheurs en sciences sociales (anthropologie, sociologie, histoire) ont investi l’étude des sciences en s’inspirant notamment des travaux de l’historien Kuhn (1957) (paradigme) et de l'anthropologie avec pour prétention de rendre compte des contenus (Sociology of Scientific Knowledge, SSK) et des pratiques scientifiques. Les sciences apparurent alors sous un nouveau jour. Les sciences sociales ne se cantonnent dès lors plus à l’examen des conditions sociales de possibilité de la science mais tentent d'expliquer aussi les productions scientifiques (données, théories, concepts) à partir de facteurs sociaux ou à partir des pratiques sociotechniques concrètes. Elles mettent en évidence la flexibilité interprétative des énoncés scientifiques (ni la nature, ni la méthode, ni la logique n’impose de vérité unique aux chercheurs) qui conduit à prendre en compte aussi d'autres facteurs explicatifs, notamment les rapports de forces, les mouvements de société, les traditions de pensée, les savoirs tacites, la nature du rapport au monde et à la nature, et les savoir-faire hérités. Du côté de la sociologie et de l'histoire, des auteurs vont rendre compte de l’action scientifique comme d'une rivalité entre scientifiques pour produire des énoncés de connaissances et les imposer aux autres. Ces scientifiques étant liés à des groupes sociaux, les intérêts de ces derniers orienteraient en partie le choix des objets de recherche, des approches et, par conséquent, les productions scientifiques. Les controverses entre chercheurs conduiraient ceux-ci à renforcer la robustesse de leurs affirmations et constitueraient ainsi un moteur des dynamiques scientifiques. Ces approches conduisent aussi à symétriser les analyses portant sur la constitution des savoirs scientifiques et celles portant sur les autres formes de savoirs, de systèmes de pensées ou de croyances. Des chercheurs britanniques (Bloor 1976 ; Collins 1985) prônent alors des principes de causalité, d'impartialité, de symétrie et de réflexivité dans l'étude des sciences. “Connaissances vraies” et “croyances fausses” devraient être expliquées par les mêmes registres de causalité (relations causales entre des variables sociologiques et contenus de connaissance, production négociée de connaissances consensuelles et clôture des controverses, analyse du discours). A la fin des années 1970, des chercheurs commencent à s’intéresser aux pratiques scientifiques concrètes. Ils observent les processus d’ajustement locaux et contingents et décodent les savoirs tacites incorporés dans les individus, instruments et formes d’organisation. Leurs études rendent compte de la production des faits, des données, des énoncés et des accords entre chercheurs, de l’articulation entre éléments hétérogènes, de la construction collective et négociée des publications. Adoptant des postures héritées de l'anthropologie, ils décrivent les processus de fabrication et de stabilisation des énoncés scientifiques en séjournant longuement au sein de laboratoires où se produisent des savoirs scientifiques. Ainsi, Latour, de retour d'une enquête en Afrique, débarque dans un laboratoire de biochimie réputé ; il cherche à y étudier “la pensée scientifique” en train de se faire et rend compte de l'importance des pratiques d'inscription. Il publie Laboratory Life. The Social Construction of Scientific Facts en 1979 (Latour, Woolgar, 1988). Knorr-Cetina (1981), en Allemagne, Lynch (1985), aux États-Unis, mobilisent l’ethnométhodologie et montrent les productions scientifiques comme des accomplissements pratiques situés. D’autres chercheurs héritiers de l’école pragmatique américaine et de l’interactionnisme symbolique de Chicago rendent aussi compte des productions scientifiques en rendant compte des perspectives des acteurs en présence. L’anthropologue Traweek (1988) étudie le monde des physiciens des particules, de même que d'autres le feront d'autres laboratoires (p.ex. Houdart 2013) ou de lieux de fabrication de connaissances technologiques (Downey 1998 ; Vinck 1999). Soucieux de rendre compte de l'intrication des sciences dans la société, notamment via les processus d'innovation, des chercheurs (Callon 1986 ; Latour 1989) conçoivent une approche (théorie de l’acteur-réseau, analyse des processus de traduction et de construction de réseaux sociotechniques) devant permettre de rendre compte des sciences et techniques en évitant les dichotomies héritées (nature/culture, sujet/objet, notamment). Ils ouvrent ainsi la réflexion sur une nouvelle anthropologie des connaissances.
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