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García-Acosta, Virginia. "Le risque comme construction sociale et la construction sociale des risques." Regions and Cohesion 1, no. 2 (June 1, 2011): 6–26. http://dx.doi.org/10.3167/reco.2011.010202.

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Abstract:
The concept of “social construction“ associated with risks has proved to be an increasingly useful analytical tool among disaster experts. However, as is natural with the creation and evolution of theoretical concepts to explain reality, it has acquired different meanings. This, in some cases, has generated some confusion in its use. This paper attempts to clarify some of the variations of the concept “social construction of risk“ by studying and reviewing its main usages and contents. In particular, it looks at the concept's association with perception and with vulnerability. It is basically a theoretical essay intended to help scholars who study disasters so they can use more fluently one of the concepts that will allow them to better comprehend the object of their studies.Spanish El concepto de “construcción social“ asociado con los riesgos ha demostrado una utilidad analítica cada vez mayor entre los estudiosos de los desastres. Sin embargo, como es natural que ocurra en la generación y evolución de planteamientos teóricos para la interpretación de la realidad, se le han atribuido significados diversos. Lo anterior ha contribuido en algunos casos a confusiones en su utilización. Este ensayo pretende contribuir a esclarecer algunas de las variaciones en el uso del concepto “construcción social del riesgo“ por medio del estudio y revisión de los principales manejos y contenidos que se le han dado, particularmente dos de ellos: el que lo asocia con la percepción y el que lo hace con la vulnerabilidad. Se trata de un ensayo básicamente de corte teórico, cuyo objetivo último es aportar elementos para que los estudiosos de los desastres puedan disponer con mayor fluidez de uno de los conceptos que permitan comprender el objeto de su estudio con más destreza.French Le concept de « construction sociale » associé aux risques a démontré une utilité grandissante en tant qu'outil d'analyse pour les spécialistes qui étudient les catastrophes. Toutefois, comme c'est le cas de tout processus naturel de création et de développement des approches théoriques qui servent à l'interprétation de la réalité, des significations diverses ont été données à ce concept. Ce e diversité a contribué dans certains cas à créer des confusions dans son utilisation. Le présent article éclaircit des variations du concept de construction sociale du risque par l'étude et la révision des principaux usages et contenus qui lui ont été donnés, dont deux en particulier : celui qui l'associe à la perception, et celui qui l'associe à la vulnérabilité. Cet essai a comme objectif d'offrir une réflexion de nature théorique sur l'utilisation d'un des concepts fréquemment utilisés par ceux qui s'adonnent à l'étude des catastrophes.
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Duru-Bellat, Marie. "Les inégalités sociales à l’école,en parler sans démobiliser : articuler sociologie et psychologie sociale." Les Sciences de l'éducation - Pour l'Ère nouvelle Vol. 55, no. 2 (July 9, 2024): 11–27. http://dx.doi.org/10.3917/lsdle.552.0011.

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Abstract:
Alors que la sociologie se targue volontiers de « défataliser », selon l’expression de Bourdieu et Passeron, la présentation de ses résultats est souvent démobilisatrice tant le déterminisme apparaît écrasant. Pour déjouer ce risque, le sociologue peut certes pointer les limites de ses propres analyses, mais surtout il doit s’ouvrir aux perspectives (et aux résultats) d’autres disciplines qui éclairent la dimension « micro » des phénomènes scolaires ; c’est le cas, souvent, des sciences de l’éducation mais aussi, alors qu’elle est moins souvent mobilisée, de la psychologie sociale. L’article présente une brève synthèse de l’apport de cette discipline à la compréhension d’un ressort crucial de la reproduction des inégalités sociales à l’école, à savoir l’intériorisation de l’idéologie méritocratique.
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Ionescu, Serban. "Facteurs de protection en temps de guerre, implications pédopsychiatriques." Bulletin de psychologie Numéro 581, no. 3 (July 28, 2023): 245–51. http://dx.doi.org/10.3917/bupsy.581.0245.

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Abstract:
La guerre est une situation d’urgence humanitaire causée par des personnes, ayant des effets néfastes sur la santé physique et mentale. Ces effets sont plus importants chez les enfants en raison de leur dépendance physique et sociale. Pour eux, la guerre représente une perturbation majeure de l’écologie sociale – avec une détérioration, notamment, de la vie familiale et du fonctionnement des institutions éducatives et sanitaires – institutions essentielles à leur bon développement mental et physique. Les chercheurs et les cliniciens dans le domaine de la psychiatrie et de la psychologie clinique se sont penchés sur les problèmes de santé mentale des enfants et des adolescents touchés par la guerre, en se concentrant principalement sur les facteurs de risque et les troubles mentaux causés par les situations de guerre. La présente étude est consacrée aux facteurs de protection – individuels, familiaux et environnementaux – dont l’efficacité a été démontrée.
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Eady, Allison, Bianca Dreyer, Brandon Hey, Manuel Riemer, and Anne Wilson. "Réduire les risques de chaleur extrême pour les personnes âgées : communiquer les risques et renforcer la résilience." Promotion de la santé et prévention des maladies chroniques au Canada 40, no. 7/8 (July 2020): 239–50. http://dx.doi.org/10.24095/hpcdp.40.7/8.01f.

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Abstract:
Introduction Les changements climatiques mondiaux entraînent des vagues de chaleur qui ont une incidence disproportionnée sur les personnes âgées et divers autres groupes socialement vulnérables. Afin d’atténuer les risques associés aux épisodes de chaleur extrême, il est essentiel d’élaborer et de promouvoir des ressources permettant de faire face à ces épisodes. Une meilleure compréhension du rôle de la perception des risques et des facteurs qui les influencent permettra d’améliorer les réactions du public aux événements menaçants, en particulier chez les personnes âgées. Méthodologie Cette étude à méthodologie mixte visait à examiner la perception des risques et les pratiques d’adaptation des personnes âgées en effectuant des entrevues qualitatives (n = 15) et une enquête (n = 244) auprès de personnes âgées de la région de Waterloo (Ontario). Résultats Les personnes âgées ont fait preuve d’une connaissance relativement précise des risques, comme l’indique le lien entre les mesures du risque réel et la perception de leur risque personnel. Alors que l’on associe souvent la vulnérabilité à la chaleur à une perception inexacte du risque, dans notre échantillon, cette vulnérabilité semble plus fortement liée à la situation sociale et à l’accès aux ressources. Les participants ont cité les liens sociaux comme des ressources importantes pour la résilience et ont mentionné la stigmatisation entourant la vulnérabilité ainsi que d’autres normes sociales comme des obstacles à la recherche de soutien. Conclusion L’une de nos constatations importantes est la relation positive entre la perception des risques par les participants et le risque réel de subir les conséquences négatives d’une chaleur extrême, alors que les problèmes de préparation aux situations d’urgence et de réduction des risques sont souvent présentés comme des questions de sensibilisation aux risques plutôt que de situation sociale et d’inégalité. Outre l’augmentation des ressources publiques pour composer avec la chaleur extrême, la communication sur les ressources, la promotion des liens sociaux et la réduction de la stigmatisation peuvent s’avérer des aspects cruciaux dans l’augmentation de la résilience des personnes âgées face aux vagues de chaleur.
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Chauvin, Bruno. "Les apports de la psychologie à la compréhension de la perception du risque." Revue Neurologique 177 (April 2021): S146—S147. http://dx.doi.org/10.1016/j.neurol.2021.02.043.

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Ratier, Francis. "La perception du risque par les usagers." Empan 81, no. 1 (2011): 98. http://dx.doi.org/10.3917/empa.081.0098.

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Spoljar, Philippe. "La question du lien dans la problématique suicidaire : déliement social et déliaison psychique." Nouvelle revue de psychosociologie 38, no. 2 (October 3, 2024): 199–213. http://dx.doi.org/10.3917/nrp.038.0199.

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Abstract:
La très grande majorité des études sur le suicide, généralement fondées sur des analyses factorielles, se limite à un champ disciplinaire spécifique (sociologie, psychologie du travail, psychologie sociale, psychiatrie…). De multiples « données » sélectionnées par chacune d’elles sont cumulées pour établir des corrélations significatives censées mesurer le risque et suggérer, voire affirmer, des causalités correspondantes, sans pour autant rendre compte des processus sous-jacents aux conduites suicidaires, ce que l’on peut appeler la « raison des causes ». À partir de la situation d’un éleveur de bovins, le présent article propose de mobiliser la notion de lien « sociopsychique » pour rendre compte des corrélations entre différentes dimensions du phénomène suicidaire, proposant ainsi une possible articulation entre la sociologie du suicide de Durkheim, d’une part, et la perspective freudienne présentée dans Deuil et mélancolie . Cette notion de lien qui fait l’objet d’analyses divergentes en sciences sociales (lien et déliement) et en psychanalyse (liaison et déliaison), considérée ici dans ses mouvements de construction et surtout de dégradation, semble à même d’apporter une meilleure intelligibilité dans l’analyse des pathologies professionnelles, en particulier des conduites suicidaires en lien avec le travail.
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Chambon, M., S. Gil, P. M. Niedenthal, and S. Droit-Volet. "Psychologie sociale et perception du temps : l'estimation temporelle des stimuli sociaux et émotionnels." Psychologie Française 50, no. 1 (March 2005): 167–80. http://dx.doi.org/10.1016/j.psfr.2004.10.008.

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Puentes-Neuman, Guadalupe, Marcel Trudel, and Stéphanie Breton. "L’élève à risque et l’expression de la résilience : une étude longitudinale centrée sur la personne." Dossier thématique 33, no. 3 (October 2, 2008): 623–46. http://dx.doi.org/10.7202/018961ar.

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Abstract:
RésuméCette étude exploratoire avait pour but de décrire l’adaptation scolaire et sociale d’élèves dits à risque en raison de leur exposition soutenue à un niveau élevé de stress familial lorsque l’enfant était âgé de 4 et 7 ans. Parmi les 12 familles les plus stressées, deux groupes distincts d’enfants ont été identifiés sur la base d’indices de problématiques de santé mentale à 7 ans. Ces deux groupes se distinguent clairement par la présence de symptômes intériorisés et des conduites d’hyperactivité dans le groupe dit à risque. Des précurseurs intra-individuels et relationnels à 4 ans pouvant avoir agi comme des facteurs de risque et de protection ont été pris en compte. Des variables concomitantes d’adaptation scolaire, d’estime de soi et de sentiments envers l’école à 7 ans ont également été analysées. Les résultats suggèrent l’importance de la qualité de l’attachement en bas âge et d’un équilibre entre les facteurs positifs et négatifs des pratiques éducatives parentales pour l’adaptation ultérieure de l’élève. De plus, à la suite de notre analyse, il apparaît important de tenir compte de la perception de l’élève dans l’évaluation de son adaptation scolaire et sociale. Ainsi, les résultats sont discutés à la lumière de la problématique actuelle de définition de la résilience.
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Kirouac, Laurie. "Instruments de mesure et voies thérapeutiques du burn-out : la responsabilité sociale court-circuitée." Reflets 17, no. 1 (July 19, 2011): 30–57. http://dx.doi.org/10.7202/1005232ar.

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Abstract:
Alors qu’il est demeuré jusqu’aux années 1980 le propre des milieux professionnels axés sur le relationnel et le soin, on considère aujourd’hui que le burn-out peut toucher l’ensemble des travailleurs, quel que soit le contenu de leur activité productive. Comment rendre compte de l’importance du retentissement que connaît cette pathologie aujourd’hui? L’objectif du présent article est double. À partir de l’étude de trois de ces principaux instruments de mesure — modèle de Maslach et Jackson, modèle de Siegrist et modèle de Karasek —, il s’agira d’abord de mettre en lumière à quel point les facteurs psychosociaux mobilisés par ces modèles pour appréhender le burn-out et en estimer la prévalence, loin de représenter des besoins psychologiques fondamentaux, sont davantage le reflet des injonctions et contraintes qui caractérisent l’expérience du travail contemporain. De même, alors que ces facteurs psychosociaux ne sauraient être du seul ressort de l’individu, l’article cherchera à montrer que les interventions pratiquées auprès des personnes « à risque » ou « en processus » de burn-out s’en tiennent la plupart du temps au seul périmètre de la psychologie et de la responsabilité individuelles.
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Bertrand, Marie-Andrée. "Le rêve d’une société sans risque." Drogues, santé et société 4, no. 2 (March 22, 2006): 9–41. http://dx.doi.org/10.7202/012599ar.

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Abstract:
RésuméL’article porte sur la perception du risque dans les sociétés avancées et le contexte socioculturel qui construit cette représentation. L’auteure rappelle les travaux en sociologie de la culture et en philosophie politique sur ces deux sujets, et avance l’hypothèse d’une « culture contemporaine du risque et de l’insécurité » nourrie par les bouleversements dont la modernité avancée est le théâtre : développement illimité des connaissances, transformations technologiques, désuétude des institutions traditionnelles, fin du plein emploi. Elle propose une échelle de gravité des risques sur laquelle elle place ceux que l’on associe à l’usage et à l’abus des drogues, des risques qui lui apparaissent de niveau faible ou moyen dans l’ensemble. Elle met cette échelle en parallèle avec la réaction sociale à ces dangers ; ceux qui touchent la santé et l’environnement mobilisent certainement les populations et les gouvernants des pays avancés, mais l’économie de marché vient poser des obstacles majeurs à une action efficace dans ces deux cas. Par ailleurs, les menaces qui pèsent sur la sécurité économique et l’emploi ne semblent pas susciter la même « reconnaissance » et sans doute faut-il voir ici la force du néocapitalisme et de l’idéologie du marché qui rend les citoyens partiellement inconscients et les gouvernants impuissants.
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Lessard, David, Alexandre Aslan, and Bertrand Lebouché. "Chemsex et sexualité." Psychotropes Vol. 31, no. 2-3 (September 25, 2024): 85–113. http://dx.doi.org/10.3917/psyt.302.0085.

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Abstract:
Le chemsex est une forme d’usage de drogues sexualisé en expansion chez les GBHSH, avec des risques pour la santé physique et mentale. Cet article vise d’abord à mieux comprendre les facteurs de vulnérabilité des GBHSH, de même que les approches sexologiques possibles. Ensuite, des consultations en réduction des risques et des dommages pour les GBHSH pratiquant le chemsex ont été proposées dans une unité de maladies infectieuses parisienne. Nous avons cherché à décrire les comportements des patients. Une enquête a été réalisée auprès des patients des consultations en RdRD. Un total de 96 GBHSH ont rempli un questionnaire en ligne. La plupart rapportaient une pratique du chemsex assez fréquente et des impacts négatifs du chemsex sur leur vie sociale, professionnelle, intime ou sexuelle. La majorité était satisfaite de l’intervention et constatait une réduction du risque. De telles interventions multidisciplinaires préventives, diagnostiques et thérapeutiques en sexologie, psychologie et psychiatrie, dans les services déjà fréquentés par les GBHSH, sont efficaces et grandement nécessaires.
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Assailly, Jean-Pascal. "Les processus du risque accidentel chez les jeunes." L’Orientation scolaire et professionnelle 21, no. 2 (1992): 197–213. http://dx.doi.org/10.3406/binop.1992.1397.

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Abstract:
First, the four main variables correlated to the involvement of young people in traffic accidents are presented : age, sex, cohort and geographic origin. Second, we will examine the four main dimensions of risk which may explain the overinvolvement of young people in accidents : risk-taking, risk perception, risk exposure and accident proneness. A general model of accident risk will be proposed from the interactions between these four dimensions.
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Moldes-Anaya, Sergio. "Percepción de amenaza a la seguridad ciudadana asociada a la etnicidad de migrantes." Regions and Cohesion 13, no. 1 (March 1, 2023): 23–51. http://dx.doi.org/10.3167/reco.2023.130103.

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Abstract:
Abstract This article evaluates the perception of security threats associated with the ethnic origin of immigration in Spain, mainly based on the European Social Survey. The objective was to identify which contact- related risk factors influence the perception of security threats related to immigration. Associated with this, we distinguished the degree to which Spaniards link immigration to increased crime. Results show that contact with migrants of Muslim origin can be a determining factor in the negative perception of security. Resumen El presente artículo evalúa la percepción de amenaza hacia la seguridad asociada al origen étnico de la inmigración en España a partir de la Encuesta Social Europea. El objetivo fue identificar qué factores de riesgo relacionados con el contacto influyen en la percepción de las amenazas a la seguridad vinculados con la inmigración. Asociado a esto, se distinguió el grado en que los españoles relacionan la inmigración con el aumento de la delincuencia. Los resultados muestran que el contacto con inmigrantes de origen musulmán puede ser un factor determinante en la percepción negativa de la seguridad. Résumé Cet article évalue la perception de la menace à la sécurité associée à l'immigration en Espagne à travers l'enquête sociale européenne. Ainsi, cet article vise à déterminer quels facteurs de risque liés au contact peuvent exercer une influence dans la perception de la menace à la sécurité associée à l'immigration et à distinguer le degré de perception de cette menace. Notre objectif consiste à identifier les facteurs de risque liés au contact avec les immigrants qui déterminent dans quelle mesure les Espagnols associent l'immigration à une augmentation de la criminalité. Les résultats montrent que le contact avec des migrants d'origine musulmane peut être un facteur déterminant dans la perception négative de la sécurité.
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Racine, J. B., G. Greer-Wootten, and G. Gilmour. "De l’idéologie de l’espace à l’idéologie dans l’espace." Cahiers de géographie du Québec 29, no. 77 (April 12, 2005): 225–39. http://dx.doi.org/10.7202/021720ar.

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Abstract:
Plutôt que d'étudier les dimensions idéologiques du discours des géographes, cet article s'interroge sur la pertinence et les méthodes possibles d'une lecture de l'inscription de la dimension idéologique d'une société dans l'espace que celle-ci a produit. Rappelant l'importance d'une réflexion géographique sur les caractéristiques spatiales liées à l'idéologie d'une formation sociale, les auteurs s'appuient sur les études ayant pour but de mesurer la qualité de la vie, telle que perçue par les habitants, ainsi que sur celles portant sur la perception et l'économie politique du risque nucléaire pour reconnaître l'intérêt et la possibilité, sous certaines conditions, d'une étude scientifique des faits idéologiques, tels qu'en dernière analyse ils se lisent dans l'espace géographique lui-même.
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Durand, Caroline. "Risques collectifs et responsabilités individuelles dans les conseils diététiques au Québec, 1900-19401." Globe 16, no. 2 (May 27, 2014): 49–73. http://dx.doi.org/10.7202/1025213ar.

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Abstract:
Cet article utilise le concept de « risque », défini comme une construction sociale et culturelle servant des objectifs politiques, pour expliquer pourquoi, au début du xxe siècle, les conseils sur la nutrition apparaissent et se multiplient au Québec. Il montre qu’une multitude d’intervenants qui émettaient des conseils sur la diète considéraient l’alimentation des classes sociales peu favorisées comme un problème affectant la collectivité, mais nécessitant surtout une autodiscipline plus stricte. Cette perception dominante des facteurs de risque liés à la diète a toutefois été contestée dans les années 1930, lorsque des découvertes scientifiques et médicales et l’émergence d’une nouvelle conception des problèmes sociaux et économiques ont changé les manières d’identifier ces risques et de s’en prémunir. Même si le gouvernement provincial n’intervenait pas au-delà de la sensibilisation et de l’éducation de la population, les conseils diététiques constituaient une manière de gouverner la population, car ils attribuaient la responsabilité d’une bonne alimentation et la culpabilité en cas d’échec aux individus et, en particulier, aux mères. Ils valorisaient aussi l’image du consommateur rationnel, du travailleur productif et de la mère au foyer, acteurs essentiels à la nation, à l’économie de marché et à l’ordre libéral.
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Doytcheva, Milena. "Lutter contre les discriminations en France. L’arrimage territorial." Diversité 155, no. 1 (2008): 132–38. http://dx.doi.org/10.3406/diver.2008.3014.

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Abstract:
La question des discriminations qui attire l’attention sur la dimension symbolique des phénomènes d’inégalité et d’injustice sociale a le pouvoir de dévoiler l’emprise des normes qui structurent le fonctionnement des institutions, les hiérarchies culturelles – façons d’être et façons de penser, pratiques et représentations – qui fondent un ordre social inégalitaire. C’est précisément cette portée symbolique, culturelle et politique qui est en France oblitérée par l’option territoriale lorsque les personnes discriminées en raison de leur «race» ou d’une «origine» sont prises en compte en fonction de leur résidence. On peut se demander en effet s’il n’y a pas un risque à ce que, mobilisés dans une politique antidiscriminatoire, les «quartiers sensibles» ne deviennent un écran à la perception des enjeux sociétaux, voire l’instrument d’un refus réitéré du pluralisme, la dénégation des formes d’oppression symbolique qui structurent la société.
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Czuba, Céline, and Paul Frimat. "Les risques psychosociaux : de quoi parle-t-on ? L’approche française du droit de la santé mentale au travail." Les Cahiers de droit 54, no. 2-3 (August 5, 2013): 413–37. http://dx.doi.org/10.7202/1017619ar.

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Abstract:
Bien que l’année 2012 marque le dixième anniversaire de la « naissance » de la « santé mentale » dans le Code du travail français, ce concept n’est toutefois pas nouveau pour les professionnels de la santé au travail. Ce fut réellement la Loi de 2002, dite de modernisation sociale, qui a propulsé sur le devant de la scène de l’entreprise la problématique de la santé mentale au travail, communément appelée « RPS » (risques psychosociaux). Véritable problème sociétal, les risques psychosociaux impactent directement le bien-être des travailleurs. Pourtant, ces risques sont particulièrement difficiles à appréhender par les acteurs de l’entreprise, tant par leur hétérogénéité (les RPS recouvrent diverses réalités quant à leurs effets sur la santé) que par leurs caractères subjectifs (l’évaluation du risque relève de la perception que tout un chacun peut avoir) et plurifactoriels (les RPS sont à l’interface de l’individu et de l’organisation de travail).
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Beaulieu, Emilie, and Suzanne Beno. "Le développement sain de l’enfant par le jeu risqué extérieur : un équilibre à trouver avec la prévention des blessures." Paediatrics & Child Health 29, no. 4 (July 2024): 262–69. http://dx.doi.org/10.1093/pch/pxae017.

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Abstract:
Résumé Le jeu libre est essentiel pour le développement de l’enfant, de même que pour sa santé physique, mentale et sociale. Les occasions de se livrer au jeu libre extérieur, et au jeu risqué en particulier, ont considérablement diminué ces dernières années, en partie parce que les mesures de sécurité ont visé à prévenir toutes les blessures liées aux jeux plutôt que seulement les blessures graves et fatales. Le jeu risqué désigne des formes passionnantes et stimulantes de jeu libre dont l’issue est incertaine et qui comportent une possibilité de blessure physique. Les promoteurs du jeu risqué distinguent le « risque » du « danger » et aspirent à recadrer la perception du risque pour qu’il devienne une occasion d’évaluer une situation et de favoriser le développement personnel. Dans le présent document de principes, les auteures soupèsent le fardeau des blessures liées au jeu par rapport aux données probantes en appui au jeu risqué, notamment les avantages, les risques et les nuances, qui peuvent varier en fonction de l’étape de développement de l’enfant, de ses aptitudes et du contexte social et médical. Elles proposent des approches pour promouvoir des échanges ouverts et constructifs avec les familles et les organisations. Les pédiatres sont invités à percevoir le jeu risqué extérieur comme un moyen de contribuer à prévenir et à gérer des problèmes de santé courants tels que l’obésité, l’anxiété et les problèmes de comportement.
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Paciocco, David M. "L’évaluation du témoignage d’opinion pour en établir l’admissibilité : les leçons récentes du droit de la preuve." Revue générale de droit 26, no. 3 (March 30, 2016): 425–54. http://dx.doi.org/10.7202/1035886ar.

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Abstract:
Depuis quelque temps, il existe une perception très connue que le taux de condamnation pour des infractions de nature sexuelle est inacceptablement bas. Les cours, frustrées par leur incapacité d’en arriver à faire ressortir la vérité quant aux allégations d’abus sexuel, particulièrement dans les cas impliquant des enfants, ont modifié le droit de la preuve dans le but d’améliorer l’accès à l’information. Ceci est particulièrement vrai dans les cas de témoignage expert. Dans plusieurs décisions importantes, la Cour suprême du Canada a accueilli des opinions émanant de travailleurs sociaux, de psychiatres, de psychologues et d’experts concernant l’abus envers les enfants. La règle de la question fondamentale s’est effondrée sous le poids de cette tendance, aussi bien que l’exclusion de permettre les experts de prévoir la preuve ayant rapport avec la crédibilité des autres témoins. A l’occasion, même le standard de qualification des experts à témoigner a été appliqué avec générosité. Aussi, les tribunaux ont, pour quelque temps, accepté la preuve fondée sur les sciences sociales sans se demander si les théories et croyances de l’« expert » étaient suffisamment fiables pour justifier leur audition, vu les risques associés à pareille preuve. La décision importante de la Cour suprême du Canada dans R. c. Mohan a établi un nouveau ton. Quoiqu’elle ait réaffirmé le déclin de la règle de la question fondamentale et ait conservé d’autres développements, la Cour suprême du Canada a mis l’emphase sur la crédibilité de la preuve fondée sur la science et les sciences sociales, particulièrement lorsque les théories sous-jacentes étaient nouvelles. Ce faisant, elle a avancé un test fondé sur la « pertinence et la nécessité » qui exige que les tribunaux se concentrent directement sur une gamme de facteurs. S’il est employé soigneusement, l’approche qu’il exige peut améliorer l’information disponible pour arriver à une adjudication sans permettre aux théories fondées sur les sciences sociales souvent discutables et non fiables, d’engendrer des condamnations injustes ou des acquittements non mérités. Cet article analyse les développements dans le droit concernant l’admissibilité de la preuve d’experts et cherche à fournir des paramètres pour l’application du test Mohan.
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van Innis, Ana Luisa. "L’impact du genre sur le travail en équipe au sein du bloc opératoire." Risques & qualité en milieu de soins Vol. XIX, no. 1 (October 13, 2023): 58–60. https://doi.org/10.3917/rqms.101.0058.

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Abstract:
Contexte . Malgré ses implications, tant au niveau de la pratique clinique que sur les résultats pour les patients, l’impact du genre sur le travail en équipe chirurgicale reste peu étudié. Cette étude tente d’explorer et de décrire comment le genre et d’autres facteurs d’identité sociale façonnent l’expérience et les perceptions du travail en équipe au sein du bloc opératoire. Méthodes . La présente étude consiste en une analyse secondaire qualitative d’entretiens semi-structurés réalisés entre novembre 2018 et juillet 2019 auprès de membres d’une équipe chirurgicale. Les participants ont été recrutés sur plusieurs hôpitaux d’Ontario (Canada). Un échantillonnage dirigé et en « boule de neige » a été utilisé jusqu’à saturation des données. Une analyse thématique des retranscriptions a été menée par deux membres indépendants de l’équipe de recherche, en passant du codage ouvert au codage axial. Résultats . Soixante-six entretiens ont été réalisés auprès des professionnels de soins du bloc opératoire : anesthésie (n=17), soins infirmiers (n=19), perfusion (n=2) et chirurgie (n=26). Les rôles traditionnels, les normes et les stéréotypes liés au genre ont été perçus et vécus tant par les femmes que par les hommes, mais avec des conséquences différentes. Tant les participants, femmes comme hommes, ont souligné les défis auxquels les femmes sont confrontées au bloc opératoire, notamment le fait d’être perçues négativement lorsqu’elles adoptent des comportements de meneur. Les participants ont également indiqué que les interactions et les comportements variaient selon la composition de l’équipe en termes de genre et que d’autres facteurs d’identité sociale tels que l’âge et l’ethnicité, interagissent souvent avec le genre. Néanmoins, les participants ont indiqué qu’ils croient que l’impact du genre au sein du bloc opératoire peut être modifié. Conclusion . La réalité fortement genrée du bloc opératoire crée un environnement propice aux défaillances de communication et aux risques pour la sécurité des patients en plus d’entraîner une baisse en termes de morale, de sécurité psychologique et de bien-être des membres de l’équipe. Par conséquent, tant que les interventions pour améliorer le travail en équipe ne prennent pas en compte la problématique du genre, il est peu probable que celles-ci s’avèrent efficaces ou durables dans le temps.
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Eyraud, Fiona, Annalisa Casini, and Olivier Klein. "Les croyances à propos de la violence conjugale : des stéréotypes sexistes à l’utopie lesbienne." Tocqueville Review 45, no. 2 (December 1, 2024): 125–52. https://doi.org/10.3138/ttr.45.2.125.

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Abstract:
Nous explorons les croyances collectives et les stéréotypes de genre entourant les violences conjugales. Ces stéréotypes structurent notre perception du monde social tout en servant à justifier et maintenir des hiérarchies de pouvoir. Par exemple, l’invisibilité des violences dans les relations lesbiennes nourrit l’idée que seules les relations hétérosexuelles peuvent être violentes, renforçant ainsi la vision d’une violence exclusivement masculine et dépeignant les femmes comme essentiellement passives. Or, bien que la violence entre femmes existe, elle s’inscrit dans une analyse différente des rapports de pouvoir sur le plan structurel. Certains groupes minoritaires pourraient exploiter ces stéréotypes à des fins stratégiques pour valoriser leur identité sociale : les lesbiennes, confrontées à l’homophobie, peuvent se représenter leurs relations comme plus égalitaires, ce qui aide à contrer les stéréotypes négatifs et la stigmatisation. Cette stratégie peut influencer positivement les perceptions sociales, mais elle risque aussi de renforcer la conception binaire des rôles de genre et de minimiser la violence réelle dans les couples lesbiens. La difficulté réside donc dans l’usage des stéréotypes pour contrer l’oppression tout en évitant de renforcer les mêmes croyances et d’invisibiliser des problématiques urgentes.
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Huerta Mata, Rosa María. "Control coercitivo social como factor de riesgo de violencia de pareja / Social coercive control as a risk factor for intimate partner violence." Revista Trace, no. 82 (July 31, 2022): 66. http://dx.doi.org/10.22134/trace.82.2022.828.

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Abstract:
El objetivo de este trabajo es analizar el control coercitivo social como factor de riesgo de violencia en la pareja. Empleando la metodología cualitativa, se investigó el control coercitivo sobre las jóvenes universitarias de la Escuela Superior de Actopan de la Universidad Autónoma del Estado de Hidalgo, en México. En septiembre y octubre de 2017 se llevaron a cabo tres grupos focales de hombres y cuatro de mujeres, donde participaron 48 estudiantes de las licenciaturas en Psicología y Derecho.Se encontró que los hombres despliegan control coercitivo sobre las jóvenes universitarias cuando ellas interactúan socialmente en el espacio público con otros hombres. Así, día a día se configura el riesgo en la integridad de las mujeres. Lo anterior demanda la necesidad de establecer acciones para desarrollar la empatía entre todas las personas involucradas, como estrategia para generar sensibilidad social en torno a la violencia en la pareja.Abstract: The objective of this paper is to analyze coercive social control as a risk factor in intimate partner violence. Through qualitative methodology, the coercive control of the young university students of the Actopan High School, at the Autonomous University of the State of Hidalgo, Mexico, was investigated. In September and October 2017, 3 focus groups of men and 4 of women were carried out with a total of 48 undergraduate students in Law and Psychology.It was found that men display coercive control over their partners, when the female university students interacted socially in a public place with other men. Thus, day by day the risk in the women’s integrity is configured. This situation demands the need to establish actions for developing empathy among all parts involved, as a strategy for generating social sensitivity surrounding partner violence.Keywords: intimate partner violence; coercive social control; risk factor; female; university students.Résumé : L’objectif de cette étude est d’analyser le contrôle coercitif social comme facteur de risque de violence entre partenaires intimes. Grâce à la méthodologie qualitative, le contrôle coercitif sur les jeunes étudiants universitaires de l’École Actopan, à l’Université autonome de l’État d’Hidalgo, au Mexique, a été étudié. En septembre et octobre 2017, 3 groupes de discussion d’hommes et 4 de femmes ont eu lieu, auxquels ont participé 48 étudiants de licence en psychologie et en droit.Il a été constaté que les hommes exercent un contrôle coercitif sur les étudiantes lorsqu’elles interagissent socialement dans l’espace public avec d’autres hommes. Ainsi, jour après jour, le risque pour l’intégrité des femmes est configuré. Cela exige la nécessité d’établir des actions pour développer l’empathie entre toutes les personnes impliquées, comme stratégie pour générer une sensibilité sociale autour de la violence dans le couple.Mots-clés : violence conjugale ; contrôle coercitif social ; facteur de risque ; femmes ; étudiants universitaires.
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Krebs, M. O. "Facteurs neurocognitifs de prédiction d’une transition psychotique." European Psychiatry 28, S2 (November 2013): 17–18. http://dx.doi.org/10.1016/j.eurpsy.2013.09.042.

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Abstract:
Les premiers épisodes psychotiques sont précédés par une phase pauci-symptomatique de 2 à 4 ans pendant laquelle les symptômes psychotiques sont présents à un niveau infraliminaire en sévérité ou en fréquence. Initialement, les patients présentent des troubles peu spécifiques tels que fléchissement scolaire, problèmes de concentration et repli, ou encore anxiété, agitation et dépression, alors que les premiers symptômes positifs atténués surviennent plus tardivement. Les critères cliniques « d’état mental à risque » (AR) identifient des patients dont 10 à 40 % feront une transition psychotique dans l’année. Les troubles cognitifs apparaissent tôt et ressemblent à ceux identifiés dans la schizophrénie, à un niveau moindre de sévérité, touchant mémoire de travail, attention, organisation et planification. La valeur prédictive de ces biomarqueurs cognitifs doit être précisée mais les revues récentes montrent l’intérêt des bilans étendus en parallèle aux évaluations cliniques, augmentant la valeur prédictive (60–80 %) et pointant particulièrement les déficits de la fluence verbale, de mémoire, de cognition sociale. Certains troubles cognitifs pourraient refléter le cœur même du processus psychotique (atteinte de la mémoire autobiographique, de la perception du self). La période de psychose non traitée influence le pronostic fonctionnel et la qualité de rémission ultérieure, justifiant l’intérêt d’un repérage précoce des sujets à risque de conversion psychotique. L’identification des troubles cognitifs associés aux phases précoces et l’étude de leur chronologie d’apparition ont un intérêt scientifique pour mieux comprendre les bases cérébrales de la transition psychotique mais également pronostique. Le suivi précoce visera des facteurs environnementaux aggravants (consommation de cannabis, stress, isolement) et pourrait permettre de définir des programmes de remédiation cognitive spécifiques au sujet et au stade de la maladie, qui pourraient permettre de limiter ou empêcher l’évolution vers la psychose. Ces observations soulignent l’intérêt du développement de centres spécialisés dans l’évaluation des jeunes adultes et les pathologies émergentes.
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BOCOUM, Sadou. "Tourisme rural intégré, facteur de résilience des territoires enclavés : étude du campement villageois dans la localité d’Affiniam (Basse Casamance/Sénégal)." Sciences Eaux & Territoires, no. 46 (August 28, 2024): 8222. http://dx.doi.org/10.20870/revue-set.2024.46.8222.

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Abstract:
Le tourisme rural intégré est un type de tourisme alternatif qui place la population locale au cœur des initiatives favorisant ainsi son développement et permettant de bénéficier des retombées économiques du secteur. Lancé dans les années 1970 en Basse Casamance, il offre diverses richesses naturelles et culturelles. L’objectif est de créer des coopératives autour des campements villageois afin de réduire la pauvreté. Cette étude analyse l’apport du tourisme rural intégré dans le village d’Affiniam, longtemps enclavé et difficile d’accès. Elle s’appuie sur une approche quantitative (enquête) et qualitative (entretien et observation) pour évaluer la perception de la population. Les résultats montrent un bilan satisfaisant dans la mesure où l’installation du campement villageois a permis à la population locale de bénéficier des retombées du tourisme et de porter le développement de sa localité. Cent pourcent des enquêtés affirment que le campement a permis le développement du village, et 94 % indiquent participer aux activités du campement. Cependant, 92 % des enquêtés notent également des effets négatifs. Parmi ceux-ci, 53 % mentionnent la dégradation des mœurs, 28 % parlent de la prostitution déguisée, 13 % évoquent la perversion sociale et 6 % citent d’autres effets (risque de maladie, marchandisation de la culture). Malgré ces effets négatifs, 83 % des enquêtés jugent le bilan positif, 16 % le trouvent moyen et 1 % le considèrent faible.
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Thomsen, Robert Christian. "« Groenlandité » et construction d’une nation au sein du Kalaallit Nunaat." Études Inuit Studies 47, no. 1-2 (2023): 163–87. http://dx.doi.org/10.7202/1113388ar.

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Abstract:
Le Groenland est en voie de décolonisation complète et se dirige vers l’indépendance en tant que premier État-nation inuit. Cette trajectoire, influencée par un sentiment généralisé d’appartenance à une nation, semble distinguer le Groenland des autres communautés inuit de l’Arctique. Cet article étudie la nature et le rôle des conceptions de la « groenlandité » dans le Kalaallit Nunaat (Groenland), ainsi que leurs effets sur la construction de la nation contemporaine et les visions d’un futur Groenland indépendant. Il explore les débats passés et actuels sur l’identité collective au Groenland en analysant les discours politiques exprimés dans les médias de masse et les médias sociaux, les débats de l’Inatsisartut et les documents officiels, ainsi que diverses déclarations politiques, des partis et du Naalakkersuisut. L’analyse du discours s’inspire de l’approche de la psychologie sociale de Wetherell et Potter concernant l’analyse de l’identité, y compris leur compréhension des « répertoires interprétatifs » (1988). L’article conclut que, bien que l’autochtonie reste l’une des sources de la perception du droit inhérent du peuple groenlandais à l’autodétermination, le nationalisme classique (européen) est le mouvement le plus fort de la politique groenlandaise et de l’identification collective. Par ailleurs, cette étude révèle l’existence d’un certain nombre de répertoires discursifs, qui peuvent être définis par thèmes : le nationalisme autochtone kalaallit, le nationalisme pan-inuit, le post-colonialisme et le décolonialisme, (post)-modernisme, le traditionalisme et le nationalisme ethnique et civique.
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Spitzenstetter, F. "Optimisme comparatif dans le milieu professionnel: l'influence de la fréquence et de la gravité sur la perception des risques d'accident du travail." Psychologie du Travail et des Organisations 12, no. 4 (December 2006): 279–89. http://dx.doi.org/10.1016/j.pto.2006.05.001.

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MEGRET, S., F. RUDEAUX, J. M. FAURE, and M. PICARD. "Rôles du bec chez les volailles. Conséquences du débecquage." INRAE Productions Animales 9, no. 2 (April 17, 1996): 113–19. http://dx.doi.org/10.20870/productions-animales.1996.9.2.4040.

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Abstract:
Le débecquage est l’ablation d’une partie du bec. Ses conséquences varient en fonction de la quantité de tissu enlevé et de l’âge auquel il a été réalisé. Le bec des volailles est un outil indispensable à la prise des particules alimentaires, à l’exploration de l’environnement, au toilettage corporel et à la défense sociale. Le bec est un outil efficace. L’épiderme du bec de poulet contient des papilles dermiques qui jouent un rôle important dans les discriminations tactiles fines. Le débecquage conduit à des pertes d’informations sensorielles en provenance du bec et à la formation de névromes (hyperplasies douloureuses des cylindraxes des nerfs amputés). Si le débecquage est effectué avant l’âge de 10 jours, la formation de névromes est limitée et la douleur reste faible. Le débecquage peut induire de la douleur, mais aussi une diminution de la perception sensorielle. Le débecquage a pour effet zootechnique principal une diminution de la consommation alimentaire et de l’efficacité mécanique de la prise de nourriture. Ceci s’accompagne d’une réduction du gain de poids chez les animaux débecqués. L’effet du débecquage sur les performances de ponte reste très controversé. A long terme, le principal effet du débecquage sur le comportement des poules est l’inactivité. Le débecquage est nécessaire en pratique pour certaines volailles élevées au sol (dindons, poules..), car il permet une réduction du cannibalisme et du picage des plumes. Le choix d’une technique d’élevage excluant les cages risque de limiter les possibilités réelles de supprimer la mutilation du bec des volailles, leur principal contact avec le monde extérieur.
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Carette, Jean. "Au rendez-vous des générations." Nouvelles pratiques sociales 23, no. 2 (October 17, 2011): 198–208. http://dx.doi.org/10.7202/1006138ar.

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Abstract:
Une perception inquiète ou même négative du parcours de nos vies n’est pas sans effet sur sa gestion sociale, de plus en plus inadaptée, coûteuse et stérile pour la société et pour chacun. Il est impératif de trouver les voies de dépassement d’un cycle de vie en trois temps, marqué par de multiples limites d’âge et par des contraintes d’une autre époque. La belle ordonnance à trois temps a fait place à un parcours de vie plus tumultueux et moins prévisible, composé en même temps de travail et de non travail, de formation permanente et de recyclages, de temps de loisir, de retrait ou de création. Dans ce nouvel « ordre » des temps sociaux de la vie, le vieillissement prend un tout autre sens. Jusque-là confondu avec un risque à prévenir, à retarder ou compenser, il tend à s’imposer, au niveau symbolique, peu à peu comme un parcours agrémenté par divers potentiels de développement jusqu’au terme et quelque soit l’âge. Le vieillissement n’est pas seulement une réalité démographique ou un « problème social » catégoriel, mais bien un enjeu de société. Loin de limiter sa gestion à une politique d’aménagement de la vie après le travail et de son terme, autrement dit à une « politique de la vieillesse » et des retraites, la société doit désormais élaborer une politique des âges et du vieillissement, à partir d’un contrat social et citoyen, délibéré entre toutes les générations. C’est le défi global que relèvent les Rendez-vous des générations initiés par nos réseaux Espaces 50+ et opérés par l’institut du Nouveau Monde.
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Dinet, Jérôme. "Effet de l’hémophilie sur la perception des risques liés aux activités de plein air à l’âge scolaire." Enfance N° 2, no. 2 (June 1, 2015): 199–223. http://dx.doi.org/10.3917/enf1.152.0199.

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Salaün de Kertanguy, Hélène, and Anne Andronikof. "Reaction to Tragic Loss of Sociocultural Environment in the Adivasi Tribes: A Rorschach Study 1A preliminary version of this study was presented orally at the XVI International Congress of Rorschach and Projective Methods (Amsterdam, July 1999)." Rorschachiana 26, no. 1 (January 2004): 11–25. http://dx.doi.org/10.1027/1192-5604.26.1.11.

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Abstract:
Ce travail a son origine dans la question posée du devenir des peuples traditionnels dans le contexte du changement culturel accéléré par les processus de modernité des sociétés occidentalisées et industrielles. L'étude présentée prolonge une longue recherche psychosociologique et ethnoclinique menée auprès de peuples arctiques: Inuit du Groenland, Esquimaux de Sibérie orientale et Tchouktches (expéditions scientifiques de Jean Malaurie de 1950 à nos jours). Elle a été réalisée auprès de tribus Adivasi du sud de l'Inde et doit se poursuivre chez des peuples nomades et semi-nomades d'Asie centrale. Le questionnement est double: Premièrement, le test de Rorschach est-il transférable Í d'autres cultures que celles, industrialisées et occidentalisées, où il a été inventé? Deuxièmement, le test de Rorschach en Système Intégré peut-il être questionné comme outil d'aide à la prédiction des processus comportementaux, cognitifs et affectifs de sujets confrontés à des situations de mouvances culturelles, sociales et économiques inattendues ou forcées? Le contenu de cet article est une réponse à ce questionnement. Les auteurs présentent les résultats obtenus au test de Rorschach de peuples traditionnels, tribus Adivasi du sud de l'Inde, soumis Í de profondes transformations de leur milieu environnant. Le contrôle exagéré des affects et l'attitude de distanciation, freinant l'expression ouverte et extériorisée de leur vécu personnel et relationnel, aboutissent Í une importante coartation affective et cognitive. Ce résultat a été interprété comme un signe de traumatisme psychique coûteux, comme une impossibilité à lutter face à une angoisse probablement envahissante qui témoigne de l'importance de l'impact de l'environnement: plus il y a de décalage et de déracinement avec le lieu d'origine, plus il y aurait des risques de défaillance identitaire. Mais cet état d'inhibition et de coartation des tribus permettrait aussi l'élaboration d'interrelations simplificatrices et constituerait une position d'a-conflictualité avec les Indiens non-tribus, groupe culturellement et économiquement dominant. En effet, les réponses qui s'expriment uniquement par la forme font cependant référence au réel, Í l'objectivité, ce qui serait un compromis adaptatif. Des études ont montré que l'activité fantasmatique est mobilisée par la perte et le traumatisme. Ce mode privilégié d'interaction avec l'autre, sans implication projective ni attraction sensorielle, est celui qui est utilisé par ces tribus. La situation traumatique ne semble pas pouvoir favoriser les capacités d'expression pulsionnelle ni les représentations fantasmatiques. L'auteur s'interroge également sur les aspects pathologiques des indices au Rorschach repérés dans les groupes précédemment étudiés, Inuit du Groenland, Esquimaux de Sibérie orientale et Tchouktches et particulièrement chez les tribus Adivasi de cette étude. Les données obtenues ont été envisagées comme une attitude défensive opérante et comme une nécessité de survie psychique identitaire et culturelle particulièrement nécessaires pour faire face à des circonstances déstabilisantes du nouveau milieu environnant. Ce qui pourrait alors découler de ces réflexions, c'est une conception du pathologique qui ne serait pas forcément symétrique ni applicable d'une culture à l'autre. Le pathologique pourrait avoir une autre signification que celle d'un indicateur de déviance ou de troubles divers. En conclusion, cette étude montre que l'utilisation du test de Rorschach en Système Intégré en interculturel est pertinente. L'interprétation doit cependant tenir compte des caractéristiques intrinsèques du fonctionnement psychique du sujet dans ses aptitudes Í transposer ses multiples registres perceptifs, cognitifs, imaginaires et symboliques selon les concepts théoriques de l'universalité du psychisme, dans un contexte à définir à chaque fois, et variant d'un type de culture Í l'autre selon les principes du culturalisme.
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Galarneau, Claude. "Commentaire." III. Perspectives sur l'étude de la structure sociale 3, no. 1-2 (April 12, 2005): 273–75. http://dx.doi.org/10.7202/055136ar.

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Abstract:
Je tiens à dissiper d'abord une équivoque. Le titre de mon exposé n'implique aucunement que je veuille m'attaquer à une sorte de synthèse des thèmes évoqués au cours de ce colloque. La plupart des auteurs de communications et de commentaires ont bien laissé entendre que l'ère des synthèses-résumés était close pour les chercheurs de cette génération. Parmi toutes les incertitudes dont nous avons fait le bilan au cours de ces journées, voilà un point qui, pour nous tous, est assuré. En parlant de l'étude de la société globale, je ne proposerai donc aucune voie — royale ou tortueuse — pour permettre au sociologue de survoler les lacunes énormes de nos recherches empiriques afin d'en arriver au plus vite à de nouvelles synthèses apaisantes. D'ailleurs, à mon sens (et cela apparaîtra, dans la suite, je l'espère), la notion de société globale n'indique qu'une voie de recherches empiriques parmi bien d'autres. Cependant, même si ce colloque se déroule sous les auspices de la sociographie, on n'aura aucune difficulté à convenir que le thème que j’ai à traiter appelle des précisions théoriques. La notion de « société globale » apparaît de plus en plus comme nécessaire. Nous savons bien que, le plus souvent, la dialectique de la recherche ne va pas de la monographie à la théorie ou inversement. Elle épouse plutôt le schéma : monographie — aire (ou société globale) — théorie. Pourtant, le concept de « société globale » est un des plus confus de la science contemporaine. Ce n'est évidemment pas le lieu de proposer une discussion purement théorique à ce sujet. Nous ne saurions tout de même éviter de poser tout de suite une question qui s'impose d'emblée : à quels critères nous référer pour délimiter une société globale ? Ce sont de longs développements théoriques qu'il faudrait consacrer à ce problème. Mais nous en sommes dispensés par les impératifs que nous imposent les cadres de ce colloque : notre objet nous était donné au départ. Et, en fait, cela ne gêne pas trop nos idées sur la question. Chaque société globale présente une structure singulière dont le mode d'approche, dans la situation actuelle de la recherche, est à définir à chaque coup. On ne saurait généraliser à propos des sociétés globales comme on le fait, par exemple, en psychologie sociale pour les petits groupes. Ceux-ci s'offrent à la perception comme des ensembles concrets : on est vite renvoyé alors à l'étude des traits généraux de structure. Il n'en est pas ainsi pour les sociétés globales : à première vue, diverses sociétés globales peuvent être délimitées à propos de la même réalité empirique. Nous devons alors fatalement recourir, du moins dans les premières démarches, aux représentations idéologiques où se marque, chez les agents sociaux eux-mêmes, l'appartenance à telle ou telle société globale. On pourra chercher ensuite les mécanismes spécifiques qui soutiennent ces représentations. De sorte que si la notion de société globale apparaît d'abord (nous le notions à l'instant) comme un palier nécessaire de l'observation sociologique, il se pourrait qu'elle corresponde aussi à des éléments concrets et spécifiques des sociétés. Fidèle à ces remarques comme à l'esprit général du présent colloque, je ne commencerai donc pas par proposer une définition du concept, pour en chercher ensuite l'application à notre milieu. Dans la première partie de mon travail, qui sera consacrée à un bref inventaire, je voudrais plutôt partir avant tout des mécanismes par lesquels la société canadienne-française a tâché de se donner une représentation d'ensemble de ce qu'elle est ; l'étude systématique de la société globale nous apparaîtra ainsi en profonde continuité avec son objet. Dans une seconde section de cet essai, je voudrais ensuite proposer de brèves remarques théoriques pour dégager, enfin, quelques propositions de recherche.
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Hmimnat, Chaimae, and Mounir El Bakkouchi. "DECIPHERING THE FINANCIAL PSYCHODYNAMICS: AN EMPIRICAL STUDY OF CRYPTOCURRENCY INVESTMENT BEHAVIORS IN THE MOROCCAN ECONOMIC CONTEXT / DÉCHIFFRER LA PSYCHODYNAMIQUE FINANCIÈRE : UNE ÉTUDE EMPIRIQUE DES COMPORTEMENTS D'INVESTISSEMENT EN CRYPTOMONNAIES DANS LE CONTEXTE ÉCONOMIQUE MAROCAIN." European Journal of Economic and Financial Research 8, no. 5 (September 13, 2024). http://dx.doi.org/10.46827/ejefr.v8i5.1810.

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Abstract:
<p>This study investigates the financial psychology of Moroccan investors in cryptocurrency, focusing on the determinants of perceived investment risk. <strong>Design/methodology/approach</strong>: A quantitative survey was conducted among Moroccan investors, and regression analysis was applied to identify the factors influencing their risk perceptions, including transaction fees, complexity, security, anonymity, fast transactions, volatility, and lack of regulation. <strong>Findings</strong>: The analysis reveals that volatility and lack of regulation significantly heighten perceived risk, whereas fast transactions, reduced complexity, and improved security mitigate it. These results suggest targeted strategies to address volatility and regulatory concerns can decrease perceived risks and attract more investors. <strong>Originality</strong>: This research provides new insights into the interplay of technological, regulatory, and psychological factors influencing investment behavior in a developing country context, specifically Morocco, thereby contributing to the broader literature on financial inclusion and technology adoption. <strong>Research limitations/implications</strong>: The study's limitations include its reliance on self-reported data and the specific focus on Moroccan investors, which may limit the generalizability of the findings. <strong>Practical implications</strong>: By addressing identified risk factors, policymakers and cryptocurrency platforms can develop targeted interventions to reduce perceived risks, thus encouraging broader investment and enhancing financial inclusion. <strong>Social implications</strong>: Improving cryptocurrency literacy and addressing regulatory challenges can promote more inclusive financial participation, fostering economic growth and reducing financial disparities in Morocco.</p><p><strong>JEL:</strong> D81, D91, E44, G11, G23, G41, O16</p><p>Cette étude examine la psychologie financière des investisseurs marocains en cryptomonnaies, en se concentrant sur les déterminants clés de la perception du risque d'investissement. <strong>Conception/méthodologie/approche</strong> : Une enquête quantitative a été menée auprès d'investisseurs marocains, et une analyse de régression a été utilisée pour identifier les facteurs influençant leurs perceptions du risque, notamment les frais de transaction, la complexité, la sécurité, l'anonymat, la rapidité des transactions, la volatilité et les lacunes réglementaires. <strong>Résultats</strong> : La volatilité et l'absence de réglementation augmentent significativement le risque perçu, tandis que la rapidité des transactions, la réduction de la complexité et l'amélioration de la sécurité le réduisent. Ces résultats suggèrent que le traitement des questions de volatilité et des préoccupations réglementaires pourrait atténuer les risques et encourager un investissement plus large. <strong>Originalité/valeur</strong> : Cette recherche apporte de nouvelles perspectives sur l'interaction des facteurs technologiques, réglementaires et psychologiques qui influencent le comportement d'investissement au Maroc, contribuant ainsi à la littérature plus large sur l'inclusion financière et l'adoption des technologies. <strong>Limites de la recherche</strong> : La dépendance aux données auto-déclarées et le focus sur les investisseurs marocains peuvent limiter la généralisation des résultats. <strong>Implications pratiques</strong> : Les décideurs politiques et les plateformes de cryptomonnaies peuvent utiliser ces informations pour développer des interventions ciblées visant à réduire les risques perçus et à promouvoir l'inclusion financière. <strong>Implications sociales</strong> : Améliorer la littératie en cryptomonnaies et relever les défis réglementaires pourrait favoriser une inclusion financière et une croissance économique plus large au Maroc.</p><p> </p><p><strong> Article visualizations:</strong></p><p><img src="/-counters-/soc/0715/a.php" alt="Hit counter" /></p>
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Lind, Kalle, and Juha Kääriäinen. "Cheating and stealing to finance gambling: analysis of screening data from a problem gambling self-help program." Journal of Gambling Issues, no. 39 (September 27, 2018). http://dx.doi.org/10.4309/jgi.2018.39.9.

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Abstract:
Previous studies have suggested strongly that early engagement in gambling anticipates severe gambling problems. Problem gambling and gambling addiction are linked to financial difficulties, depression and weakened life control. One social consequence of excessive gambling is property crime. In this study, we analyze screening data (N = 1573) from a problem gambling self-help program to locate predictors of such criminal behaviour. We applied logistic regression to determine the relationship between problem gambling and both reported cheating and stealing. Our objective was to create an empirically-based model of the different risk factors related to such criminogenic gambling. Our models suggest that self-reported gambling-related cheating and stealing is related to young age, low education, low income, a high rate of depression, a long history of problem gambling, and negative subjective perception of one’s financial situation.RésuméDes études antérieures ont confirmé qu’une participation précoce à des jeux d’argent prédit de graves problèmes de jeu. Le jeu compulsif et la dépendance au jeu sont liés aux difficultés financières, à la dépression et à un faible contrôle sur la vie. Une conséquence sociale du jeu excessif est la criminalité contre les biens. Dans cette étude, nous analysons les données de dépistage (N = 1573) d’un programme d’auto-assistance sur le jeu problématique pour trouver des prédicateurs d’un tel comportement criminel. Nous avons appliqué la régression logistique pour déterminer la relation entre le jeu problématique et la tricherie et le vol rapportés. Notre objectif était de créer un modèle empirique des différents facteurs de risque liés à ces jeux criminogènes. Nos modèles suggèrent que la tricherie et le vol autodéclarés attribuables au jeu sont liés au jeune âge, à un faible niveau de scolarité, à un faible revenu, à un taux élevé de dépression, à une longue histoire de jeu compulsif et à une perception subjective négative de sa situation financière.
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Guyon, Louise, Chantale Audet, Nicole April, and Maria De Koninck. "Tabagisme et grossesse. Représentations sociales chez des mères québécoises." 6, no. 1 (January 24, 2008): 105–42. http://dx.doi.org/10.7202/016945ar.

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Abstract:
Résumé Les conséquences néfastes du tabagisme pendant la grossesse ont été largement documentées. On sait également que pendant cette période les mères sont plus susceptibles de réduire ou cesser leur consommation de tabac. En dépit de l’information transmise sur les conséquences du tabagisme, certaines femmes maintiennent cette habitude pendant la grossesse et cette situation se retrouve plus souvent chez les mères de milieux défavorisés socio-économiquement. La signification que les femmes donnent au tabagisme pendant la grossesse, qu’elles soient fumeuses ou non, a cependant été peu étudiée. Le but de cette recherche était d’identifier les représentations sociales du tabagisme pendant la grossesse de femmes enceintes ainsi que leurs perceptions des messages qu’elles reçoivent à cet effet. Les données ont été recueillies à partir d’entrevues semi-dirigées avec des femmes enceintes de milieux socioéconomiques variés. Toutes les femmes rencontrées ont affirmé que le tabagisme pendant la grossesse était nocif et qu’il devait être évité, quoique plusieurs d’entre elles ne semblaient pas en mesure d’en identifier avec précision les conséquences pour l’enfant à naître. Or, au-delà des connaissances véhiculées et intégrées sur les aspects nocifs du tabagisme pendant la grossesse, c’est bien plus l’identité sociale et ses fondements qui vont déterminer la perception du risque et, de là, le comportement tabagique, mais aussi, la représentation sociale dominante du tabagisme pendant la grossesse. En effet, les normes sociales, mais aussi les rapports sociaux, les expériences personnelles et celles de l’entourage, construisent la perception du risque de ces femmes et agissent sur leur potentiel à modifier leurs comportements.
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Hamidi, Zaïneb. "Entre psychologie et psychanalyse. Peut-on faire acte des injonctions institutionnelles ?" Oxymoron 1. Création(s)-Sujet(s) : pen... (September 28, 2010). http://dx.doi.org/10.61953/oxy.3087.

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Abstract:
Soumission à Epi-revel National audience « Il faut travailler avec lui la question du père », « Il faut faire en sorte qu'il retourne à l'école », « Il faut aider cette jeune fille à se réconcilier avec son corps », « on doit absolument lui faire arrêter ces conduites à risque »... Et j'en passe. Ces « il faut », « on doit », on peut les entendre de toutes institutions : famille, scolaire, sociale, médicale, sociétale... Ils traduisent un « je sais mieux que lui ce qui est le mieux pour lui », moralisateur, infantilisant dans le sens d'un retour à l'infans, celui qui ne parle pas. Or c'est par la parole que quelque chose de la Vérité peut arriver jusqu'au sujet de l'inconscient. Sans parole, l'expression de la subjectivité est-elle possible ? Entre ceux voulant faire autorité et ceux semblant détenir un savoir presque omniscient « je sais pourquoi tu fais ça, et si je ne le sais pas, je sais au moins ce que tu dois faire maintenant »... beaucoup d'adolescents semblent ne plus pouvoir si facilement traverser leur crise... et comment alors peuvent-ils se réaliser ? En se conformant aux injonctions ? En se rebellant ? En trouvant des compromis ? Ils en trouvent, ce sont les symptômes... mais ceux-là ne conviennent pas... puisqu'ils empêchent notre jeune patient de se conformer au Jeune Idéal d'un imaginaire collectif dans lequel il aura souvent du mal à se retrouver... Cet article tentera de répondre au comment conjuguer avec ces modalités que sont autorité, savoir et réalité pour toujours être au service du sujet de l'inconscient et de la Vérité de son désir, notamment face à des jeunes sujets qui « choisissent » l'errance psychique plutôt que d'être assignés et fixés à une place dans laquelle ils ne se reconnaitraient pas.
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Ibnelkaïd, Samira. "Corporéité partagée et agentivité distribuée en interaction par écran." Le corps et ses métamorphoses à l'ère numérique 7, no. 2 (February 1, 2019). http://dx.doi.org/10.25965/interfaces-numeriques.3486.

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Abstract:
Les technologies numériques ont engendré une révolution culturelle et cognitive modifiant le rapport de l’homme à son environnement, à son prochain et à lui-même. En effet, les sujets se trouvent, à l’apparition de chaque nouvelle technologie de l’information et de la communication, impliqués dans des environnements technoperceptifs inédits (Vial, 2013). Et l’ère numérique introduit de nouvelles formes de connaissance et de communication qui ne renvoient plus à une pensée linéaire à l’espace et au temps délimités mais constituent un réseau. Il y a alors reconfiguration de la perception et de la représentation du et par le corps dans son écologie réticulaire. Les nouvelles modalités d’agentivité (Butler, 2002) issue de la médiation de la tekhnê de plus en plus intelligente, immersive et engagée dans l’interaction sociale introduisent un risque de confusion entre le Soi et l’Autre. Entre le locuteur, l’artefact et l’interlocuteur se pose alors la question de l’attribution du geste interactionnel de son émission à sa perception au cours d’interactions par écran. Sont donc ici analysées des interactions vidéo par écrans – fixes (ordinateurs) et mobiles (robots de téléprésence) – au cours desquelles la multimodalité interactionnelle se trouve complexifiée par l’agentivité distribuée et donne lieu à une transsubjectivité du geste communicatif.
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NNOMENKO’O, JOSEPH-ÉRIC. "La problématique du statut de la propriété foncière coutumière au Cameroun." NGABAN-DIBOLEL, 2021, 59–83. http://dx.doi.org/10.46711/ngaban-dibolel.2021.2.1.3.

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Abstract:
La perception du développement ne se fait pas uniquement sous un angle économique. La facette culturelle, voire traditionnelle, est également déterminante. Sa prise en compte apparaît nécessaire en tant que fondement de la cohésion sociale. Il est donc important que l’on songe fondamentalement, à l’échelle du Cameroun, à une gouvernance foncière qui prenne en compte les diversités et la complexité sociales. C’est-à-dire une gestion qui s’inscrit dans la quête permanente de meilleurs systèmes de gouvernance des humains et des ressources. Celle-ci doit reposer sur la conduite de processus décisionnels résultant d’une négociation permanente entre les acteurs sociaux. Vouloir mettre fin aux systèmes coutumiers ou les remplacer n’est ni nécessaire ni souhaitable. Car, ayant évolué sur une longue période, les systèmes coutumiers sont souvent bien adaptés aux conditions et aux besoins spécifiques locaux. Même lorsque ces systèmes atteignent leurs limites, il est dans bien de cas plus facile et plus approprié de partir de ce qui existe déjà plutôt que d’essayer de réinventer la roue, au risque de finir par aboutir à des institutions parallèles, avec tous les inconvénients que cela pourrait comporter.
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Moussaoui, Abderrahmane. "Violence." Anthropen, 2019. http://dx.doi.org/10.17184/eac.anthropen.123.

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Abstract:
Le terme violence qualifie un certain nombre de manifestations allant de l’altercation verbale jusqu’aux destructions de masse, en passant par l’agression physique, le viol, le meurtre, la torture, les mutilations, etc. Infligées ou subies, discontinues ou constantes, localisées ou endémiques, accidentelles ou motivées, ces expressions de la violence se compliquent encore par leur caractère tantôt privé, tantôt public, assumé et revendiqué ou dissimulé et renié. La violence est si protéiforme qu’elle ne cesse de voir les discriminants de sa catégorisation et les grilles de classification se démultiplier. Le critère est tantôt spatial (violence urbaine), tantôt social (violence conjugale, ouvrière), tantôt politique (répression, coercition, guerre, assassinat politique, terrorisme), économique (exploitation, injustice), sexuel (viol, maltraitance), ou encore psychologique (automutilations et autres actes pervers). Englober toutes ces manifestations dans une même perspective relève de la gageure (Michaud 2004 ; Crettiez 2008). Comment approcher pareils phénomènes aux formes et motivations aussi diversifiées selon les mêmes grilles théorico-méthodologiques? D’autant plus qu’à ces expressions physiques de la violence s’ajoutent toutes celles qui relèvent de la « violence symbolique ». Consentie (plus que subie), cette violence impose un certain ordre dans les manières d'être. Elle englobe tous les dispositifs dont usent les dominants pour que les dominés intériorisent et acceptent leur statut et leur état de dominés (Bourdieu & Wacquant 1992). Elle participe de cette violence structurelle inhérente à tout pouvoir, qu’il soit celui du pater familias ou du chef élu ou imposé. Elle peut être liée à la forme même de l'organisation sociale à laquelle on adhère et qu’elle tend à malmener. Le politiste norvégien Johan Galtung (1969) est sans doute le premier à l’évoquer, faisant remarquer que dans cette forme de violence il n’y a pas de lien évident et apparent entre les sujets. Inscrite dans des structures sociales, cette violence est plus insidieuse mais non moins destructrice. Outre ces violences dévastatrices du lien, l’anthropologie a mis en évidence un autre genre de violences, celles destinées précisément à instaurer le lien, à le suturer ou à le raffermir. Ces violences fondatrices qui ponctuent les rites de passage (tatouages, circoncisions, excisions, scarifications et autres marquages corporels), souvent violentes et non exemptes de douleur, ont pour finalité d’agréger les individus à des communautés. Initiatique, cette violence qui laisse une marque distinctive (du rang, du sexe, etc.), n’est jamais perçue comme telle par ceux qui l’adoptent (Bodiou et Briand 2015). Malgré la variété de ses expressions et de ses modes d’effectuation, l’acte de violence demeure aisément identifiable. En revanche, il en est tout autrement quand il s’agit de définir ce qu’est la violence. Tous les dictionnaires la mettent en rapport avec l’exercice d’une force brutale ou excessive en vue de soumettre, contraindre ou obtenir quelque chose. Pour la majorité des approches, la violence a été longtemps conçue comme un « usage délibéré de la force pour blesser ou détruire physiquement » (Gurr, 1970). Au milieu des années 1990, la définition de l’OMS en élargit l’acception. Se voulant exhaustive, elle intègre à la fois les actes individuels et communautaires, commis contre autrui ou auto-infligés; qu’ils soient interpersonnels ou collectifs. Elle couvre tout aussi bien les actes de violence que les menaces et intimidations de tous ordres, induisant des atteintes physiques, psychologiques, ou affectives. Toutefois, cette définition demeure encore fortement associée aux violences physiques et n'évoque pas clairement et suffisamment les violences psychologiques et morales découlant d’actes verbaux, d'attitudes et autres conduites symboliques. Plus largement, F. Héritier (1996 : 17) appelle « violence toute contrainte de nature physique ou psychique susceptible d'entraîner la terreur, le déplacement, le malheur, la souffrance ou la mort d'un être animé; tout acte d'intrusion qui a pour effet volontaire ou involontaire la dépossession d'autrui, le dommage ou la destruction d'objets inanimés (…) ». Complète et exhaustive, cette définition souligne, une fois encore, la difficulté à parler de la violence de manière générale. La violence est une force dont l’exercice s’inscrit immanquablement dans le cadre de normes partagées. Ce sont de telles normes qui caractérisent, in fine, ce qui relève ou non de la violence. Celle-ci est justement le plus souvent un dépassement de la règle ou de la norme admise, une démesure. Elle est ce qui remet en cause l’existence de ce qu’Hanna Arendt (1989 : 283) appelle « un monde commun ». Yves Michaud (1978 : 101) le dit avec ses mots : la violence « tient plus à la dissolution des règles qui unifient le regard social qu’à la réalité qu’elle peut avoir ». À ce titre, la manifestation de la violence est l’indice d’une rupture de consensus, dont la finalité est de contraindre et de faire mal, de manière volontaire et apparemment gratuite. Elle est tantôt une infraction, tantôt un outrage. Chaque société désigne ce qu’elle considère comme violent en tentant de le réduire par l’éthique, la culture, le droit, la contrainte et en lui opposant… de la violence. Ce sont les logiques qui président à ces choix que l’anthropologue ne cesse de pointer dans leur singularité pour tenter de comprendre le phénomène dans son universalité. Même si le catalogue des actes de violence semble infini, et l’imagination des bourreaux individuels et collectifs incommensurablement fertiles, il n’en demeure pas moins que cette violence s’exerce toujours ou du moins le plus souvent selon des logiques inscrites dans un contexte historico-culturel. La « violence » est enchâssée dans une matrice éthique et obéit à une échelle de valeurs qui rend sa perception et, partant, sa signification variables selon les normes de référence en usage. Polymorphe, elle est également et nécessairement polysémique; et sa perception culturellement et sociohistoriquement déterminée. Des châtiments tolérés naguère (sectionner la langue des blasphémateurs, noyer des femmes adultères), sont décriés par des sociétés contemporaines pratiquant d’autres formes de violence (chaise électrique ou injection létale), estimées moins cruelles à leurs yeux. Ce sont en général les actes et conduites jugés illégitimes qui sont qualifiés de violents; tous ceux, tout aussi violents, mais exercés au nom d’une règle partagée ou par un pouvoir considéré comme légitime, ne sont pas tenus pour de la violence; ils sont perçus comme une coercition, une contrainte. Que ce soit pour Hobbes (2000) ou Weber (1959), l’usage légitime de la violence prévient la violence. Dès lors, il n’est plus de la violence. Loin d’être un phénomène débridé, la violence est souvent un outil savamment orchestré destiné à faire obéir ou à punir. Qu’elle soit privée ou publique, la violence est toujours inscrite dans une matrice symbolique qui structure ses modes d’effectuation et lui donne sens aux yeux de ses protagonistes. Ainsi devient-elle légitime pour son auteur; et parfois même pour celui qui la subit, la vivant comme une fatalité ou se considérant comme victime expiatoire. Ainsi, est-elle une « configuration » (Elias, 1989) où les adversaires sont aussi des partenaires agissant selon des règles partagées. Une propension devenue routinière consiste à toujours considérer la violence comme une réactivité instinctive, motivée par une pure répétition pavlovienne et paresseuse. Les études des violences urbaines ont pu montrer que celles-ci peuvent être un indicateur d’inégalité ou de défiance vis-à-vis des institutions; et, partant, l’expression d’une volonté de négociation. La manifestation de la violence est un « signal de danger » nous dit Lewis Coser (1982). Autrement dit, la violence fait à la fois signe et sens. Elle n’est pas que l’expression du chaos et du désordre. L’exercice de la violence (notamment politique) a le souci à la fois de l’efficacité et de la légitimité. Le plus souvent, la violence n’est ainsi qualifiée qu’en rapport aux seuls faits concrets, quantifiables et mesurables. Or, d’un point de vue anthropologique, la violence intègre à la fois l’éthique, les valeurs partagées, les sentiments, etc. La rumeur, l’ironie ou la satire peuvent être ressenties comme plus violentes que des coups. Physique, psychologique ou symbolique, la violence est toujours un fait « construit » à partir d’une culture partagée; dont la perception et l’intensité sont étroitement en rapport avec les normes communément admises. Quelle que soit la forme de son expression, la violence demeure un « fait social total »; car elle est toujours enchâssée dans d’autres faits sociaux qui démultiplient ses logiques et ses univers de sens (politique, religieux, économique, social etc.) (Clastres, 1977 ; Kilani, 2006). Instinct naturel, moyen d’imposer l’ordre social ou vecteur du changement social? La violence est une des catégories les plus discutées dans les sciences humaines et sociales; mobilisant terrains et théories pour saisir un phénomène en passe de figurer parmi les universaux et ne cessant de réinventer ses formes d’expression. Pour Thomas Hobbes (2000), l’une des références inévitables dans ces débats, l’homme est un être « duplice », naturellement violent mais socialement dans l’obligation de rechercher la répression de son agression en acceptant de se conformer aux règles d’une instance qui lui permettrait de vivre en société. Pour Hobbes, c’est l’égalité primordiale entre les hommes qui serait à l’origine des affrontements. Jean-Jacques Rousseau (1971) reproche au philosophe britannique d’avoir attribué à l’homme vivant dans l’état de nature les attributs et les passions propres à l’homme vivant dans la société. Ces deux postures spéculatives vont constituer dans une large mesure le cadre de pensée dans lequel seront débattues thèse et contre-thèse sur la nature violente ou non de l’homme. La première défend le caractère inné de la violence, tandis que la seconde la considère comme un acquis culturel. En anthropologie, l’intérêt pour la violence comme phénomène, est présent dès les premiers travaux qui ont pu montrer que toutes les sociétés contiennent de la violence, la produisent, l’utilisent et la gèrent. Mise en avant par Max Weber (1959) dans sa théorie de l’État comme monopole de la violence légitime, elle est popularisée par les travaux de René Girard (1972, 1978). Pour ce philosophe et anthropologue, les désirs de l’homme sont mimétiques et engendrent une violence fondée sur la « rivalité ». L’homme désire les mêmes objets que son prochain, et son désir augmente en fonction de celui de l’autre. Ce désir mimétique débouche sur la violence qui, de proche en proche, devient générale et concerne toute la société. Pour y remédier, Girard s’écarte des thèses wébériennes qui préconisent l’instauration d’une violence légitime confiée à l’État. Il postule que les hommes déplacent leur hostilité sur une victime émissaire (Girard, 1972). C’est le sens du sacrifice présent dans toutes les sociétés humaines. C’est le « désir mimétique » à l’origine de la violence qui caractérise l’être humain en société. Pour empêcher le saccage de cette violence réciproque, présente dans l’essentiel des rapports humains et dans toutes les sociétés dès le début de leur formation, la communauté sacrifie une victime arbitraire consensuelle. La haine de chacun est transférée sur cette victime émissaire dont la mise à mort est expiatoire. Elle sauve la communauté et lui permet de survivre. En évitant la violence destructrice de la communauté, cette violence sacrificielle et pacificatrice se transforme en une violence fondatrice. Les anthropologues se sont également intéressés à la forme institutionnelle de la violence. Ainsi, la guerre mobilisera l’essentiel des théories. Une approche naturaliste développée notamment par André Leroi-Gourhan (1965), postule que la guerre (comme violence institutionnelle) est la conséquence de l'évolution naturelle de l'Homme, qui de chasseur devient guerrier. Pour cet ethnologue et penseur des techniques et de la culture, la violence humaine relèverait du biologique. Postulant que la guerre est une extension de la chasse, il considère que l’homme, à l’instar de l’animal, est un être prédateur et donc violent par nécessité. Le social et l'institutionnel sont ainsi naturalisés. La violence permet de se procurer les rares ressources disponibles. Une telle approche rejoint celle qui met en rapport la guerre et les pénuries de nourriture dans les sociétés primitives. D’autres thèses, plus répandues, estiment certains modèles culturels, comme la virilité, l'autoritarisme culturel et la religion, à l'origine immédiate et exclusive de cette violence. Ce courant culturaliste considère la violence comme un phénomène culturel. Une de ses premières figures, Ruth Benedict (1950), a tenté d’opposer la culture apollinienne des Indiens Pueblos, qu’elle considère comme communautaire et pacifique, à celle des Indiens des plaines, qu’elle définit comme passionnés et agressifs et dont elle qualifie la culture de dionysiaque. Une autre approche culturaliste, celle de Claude Lévi-Strauss, voit dans la violence un mode d’échange, un « échange malheureux ». Pour le théoricien du structuralisme, la guerre est l’expression d’un échec dans l'échange entre communautés, lequel échange est à ses yeux fondateur des sociétés. L’anthropologie Pierre Clastres (1977) réfutera toutes ces théories pour soutenir que la guerre est constitutive de la société primitive. Elle n’est, selon lui, ni un instinct animal, ni la conséquence d’un manque, ni l’expression d’un ethos culturel, ni un échange raté. Elle est au fondement même de l’être ensemble. Étant sans hiérarchie, la société primitive use de la guerre contre l’Autre comme moyen de raffermir son unité. Depuis Thomas Hobbes, la violence hors d'un cadre prescrit par l'État est considérée comme une pathologie sociale. Contre cette vision, Pierre Clastres soutient que les violences (apparemment déviantes ou criminelles) s'inscrivent dans un univers social, culturel et symbolique pour faire sens. Poussée à ses limites, cette approche compréhensive risque de conduire à soutenir des légitimations au nom du relativisme culturel. Dans un monde où génocides, guerres, terrorismes et autres destructions de masse sont devenus une réalité quotidienne, plusieurs auteurs soutiennent la thèse de Norbert Elias (1989) sur le recul de la violence et la domestication de l’animal humain. Contre-intuitive, cette thèse est défendue par plusieurs historiens sur la base de travaux sur des archives judiciaires, dont l'historien Jean-Claude Chesnais (1981 : 14) qui estime qu' « il y a au cours des derniers siècles une régression considérable de la violence criminelle ». Si aujourd’hui on parle de son omniprésence, c’est parce que le seuil de tolérance aurait baissé. Nous serions devenus plus sensibles à la violence, subjectivement. Ceux qui rejettent une telle thèse préfèrent souligner le nombre et la diversification des formes des violences : génocides, attentas, terrorismes, etc. (Wieviorka, 2004). En effet, la violence a pris des formes inédites en rapport avec la complexification de notre organisation sociale. La technologie a contribué à une certaine sophistication de la violence et à sa mise à distance. Sa « domestication » s’opère par sa taylorisation. L’acte de tuer ou de perpétrer un génocide est noyé dans les échelons de la décision (du général qui décide au soldat qui exécute) et dans une « chaîne opératoire » plus ou moins longue. Grâce à cette « taylorisation », la violence se trouve aujourd’hui « domestiquée ». L’euphémisation par la technologie (écrans) la rend supportable par celui qui l’exécute; tout comme le sacré l’avait déjà rendue acceptable et supportable aux yeux, à la fois, de celui qui la donne et de celui qui la subit (Matthew, 2017 ; Blaya, 2011). Quoi qu’il en soit, le développement vertigineux de la technologie, et de l’organisation bureaucratique, contribue à cette « banalisation du mal » (Arendt 1991) en rendant moins perceptibles et plus insidieuses ces violences. Les armes biologiques sont moins spectaculaires dans leur usage mais plus dévastatrices dans leurs effets, tout comme les drones tuent de façon aussi chirurgicale que silencieuse (Chamayou 2013). Il suffit également de penser à toutes les formes de cyberviolence qui se développent dans le monde virtuel des réseaux sociaux, à l’instar du « revenge porn » ou « cyber-rape » (Blaya, 2011). Ce type de violence s’effectue en général sans échange verbal direct. Le registre du langage et l’émotion qu’il produit sont ainsi annulés, privant la victime de repères et d’alertes. Le « bourreau » est également protégé puisqu’il ne voit pas et il n’entend pas la réaction que produit son acte sur la victime. Dans cette nouvelle configuration que produit la cyberviolence, l‘agresseur n’est pas nécessairement plus fort, mais dispose de plus de latitude pour nuire. La thèse du recul de la violence ne tient pas suffisamment compte de sa sophistication, qui arrive à l’occulter. En revanche, la montée de la violence, souvent signalée, peut n’être que le signe d’un abaissement du seuil de tolérance face à des conduites plus ou moins agressives. En réalité, la notion de violence renvoie à deux dimensions, l’une factuelle et l’autre normative. Elle qualifie les effets de la force physique au regard de la transgression des normes socialement établies (Robert & al. 2008 ; Mucchielli, 2008).
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Laplantine, François. "Éthique et altérité." Anthropen, 2017. http://dx.doi.org/10.17184/eac.anthropen.050.

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Abstract:
De même que l’intersubjectivité précède la subjectivité, en anthropologie ce qui est premier n’est pas la connaissance mais la reconnaissance (non seulement discursive mais perceptive et affective). Il est insuffisant d’affirmer que la connaissance appelle la reconnaissance car c’est la reconnaissance qui précède la connaissance. L’épistémologie est une conséquence de l’éthique et non l’inverse. L’éthique entraine et accompagne l’épistémologie. Elle n’est pas une annexe ou un supplément d’âme venant s’ajouter au processus de la connaissance pour l’adoucir ou l’humaniser. L’éthique est à la morale ce que la recherche est au savoir. Le but de la recherche ne peut consister à ramener l’inconnu au connu, mais à ouvrir un horizon de connaissance indéductible et irréductible à ce que l’on savait déjà. Elle se heurte à des obstacles et accepte une part de négativité, ce « double mouvement de mise en action et en question » dont parle Georges Bataille, qui est mise en question d’un savoir constitué et stabilisé. Elle dégage, chemin faisant, une prospective. L’éthique est une mise en question des normes auxquelles nous nous sommes habitués, qui nous sont imposées, mais que nous avons le plus souvent intériorisées sans nous en rendre compte. Elle est aussi visée, projection, découverte (de ce qui avait été re-couvert), devenir et non pas être. L’éthique agit dans le sens du dire et ne se tient pas du côté (ontologique) du dit. Elle se profile dans le faire advenir, plutôt que dans la soumission aux faits. Elle explore des possibles dans l’imaginaire, voire dans la fiction, des possibles, c’est-à-dire notamment, les possibilités que nous avons à être collectivement et individuellement différents de ce que nous sommes, bref de devenir autre que nous-mêmes. C’est dans ce sens que l’on peut comprendre la proposition, souvent apparue comme sibylline de Wittgenstein : « L’éthique et l’esthétique sont une même chose » (Tractatus, Proposition 6.421). Aussi la recherche (scientifique, artistique) et l’éthique sont elles indissociables comme le percevoir et le vouloir (dont nous sommes loin d’avoir néanmoins une maîtrise et une conscience totales), de même que le respect des autres ne va pas sans l’estime de soi. La recherche et l’éthique sont des têtes chercheuses qui questionnent et expérimentent le caractère événementiel et indéductible d’une expérience de terrain. Cette dernière est celle d’une relation personnelle reconnaissant la singularité des sujets dans leur corporéité. C’est seulement à partir de ce préalable – accepter l’irréductible du corps de l’autre, et en particulier de son visage – que nous pouvons nous engager dans un mode de connaissance anthropologique. Ce dernier ne se constitue pas dans l’abstraction des idées générales, mais dans l’épaisseur (et aussi la surface) du sensible. Il s’effectue dans la matérialité de corps qui se rencontrent, fut-ce de façon discrète dans un salut de la tête, une poignée de main ou, plus discrètement encore dans un regard échangé, un sourire. Connaissance et reconnaissance, épistémologie et éthique n’ont inversement aucune chance de se rencontrer si l’on délie sens et valeurs, perception (qui devrait être neutre) et affection (que l’on devrait refouler). Aucune chance de se rencontrer, non plus, dans une conception singulièrement réductrice du réel qui le ramène à de l’actuel alors qu’il comporte aussi du virtuel. C’est dans l’historicité et plus précisément dans le devenir du sujet parlant, agissant, travaillant, réfléchissant à ce qu’il fait et à ce qu’il dit, éprouvant des émotions, inventant des histoires, filmant, chantant, dansant que l’on commence à s’apercevoir que l’une ne va pas sans l’autre. Seulement voilà, elles n’avancent pas d’un même pas, comme un seul homme, elles sont susceptibles de se contredire ou de se contrarier sans pour autant devoir être renvoyées à deux « fonctions » , « facultés » ou « instances » Pour dire les choses différemment, nous devenons modernes (la modernité ou plutôt les modernités n’étant pas exclusivement occidentales) lorsque la reconduction des dualismes devient problématique – en prenant garde toutefois à ce que ne se reconstitue pas de l’unité, laquelle risque le plus souvent de conduire au totalitarisme. L’anthropologie devient dans cette perspective une pensée du dehors , mais aussi une pensée de l’avec ainsi qu’une pensée du dans (une expérience de terrain et une langue singulière) et non une pensée du sur (surplombant les autres dans une position de mirador). L’avec et le dans anthropologiques (n’excluant nullement du contre, de la contrariété et de la négativité) concerne à la fois les relations du chercheur avec les acteurs, les lecteurs, les spectateurs ou les visiteurs (d’une exposition par exemple). Cette perspective rencontre sur sa route une adversité de taille qui est la violence de la généralisation (tous les membres d’un groupe se ressemblent, à l’intérieur ils sont tous pareils, à l’extérieur comme nous sommes différents !) ainsi que l’abstraction du concept (le « il n’y a de science que du général » d’Aristote). L’anthropologie, qui est à fois un certain mode de connaissance et une certaine manière de se comporter avec les autres dans laquelle nous renonçons à l’idée de centre, de centralité et de capital (au sens urbain et au sens marxiste) engage indissociablement (mais non indistinctement) une épistémologie, une politique, une éthique voire une esthétique. Elle est un acte et non seulement une « pratique sociale » car s’il n’y a pas d’acte il n’y a pas de sujets, pas de responsabilité et alors nous pourrions dire et faire n’importe quoi. Cet acte ne consiste pas à saisir, à maîtriser, à prendre, mais à partager, à rendre. C’est un acte qui consiste à donner. Il n’est pas question pour autant de bonne volonté, d’amour et encore moins de compassion. Il s’agit, en faisant varier les perspectives, de montrer la charge de violence que recèle le point de vue critique. Les différences n’ont rien d’essentielles. Elles sont relatives à des différences de perception. Aussi une éthique de la connaissance a peu de choses à voir avec la logique du savoir plus. Elle est un processus du regarder autrement en multipliant les approches (qui sont loin d’être seulement discursives) et en effectuant un décentrement permanent par rapport à la société dans laquelle nous avons été formés.
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Candau, Joel. "Altricialité." Anthropen, 2018. http://dx.doi.org/10.17184/eac.anthropen.087.

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Abstract:
Deux faits signent la nature profonde de l’être humain : (i) un cerveau d’une grande plasticité et (ii) la puissance impérieuse de la culture qui se manifeste non seulement par la diversité et l’intensité de son expression, mais aussi par la forte influence qu’elle exerce rétroactivement sur le développement de notre architecture cérébrale – qui l’a rendue possible. Cette plasticité développementale, résumée dans l’idée que « nous héritons notre cerveau ; nous acquérons notre esprit » (we inherit our brains ; we acquire our minds)(Goldschmidt 2000), relève d’un processus plus général appelé « altricialité » par les éthologues. Le terme est dérivé de l’anglais altricial, mot qui vient lui-même du latin altrix : « celle qui nourrit », « nourrice » (Gaffiot 1934). Dans son acception première, l’altricialité signifie qu’une espèce n’est pas immédiatement compétente à la naissance, contrairement aux espèces dites précoces. C’est le cas, par exemple, de la plupart des passereaux qui naissent les yeux fermés et dont la survie dépend entièrement de l’aide apportée par leur entourage. Il en va de même pour notre espèce. Dans le cas des nouveau-nés humains, toutefois, s’ajoute à l’altricialité primaire une altricialité secondaire. On désigne ainsi le fait que notre cerveau n’est pleinement compétent (sur les plans cognitif, émotionnel, sensoriel et moteur) que tardivement. La force et la durée de la croissance cérébrale post-natale caractérisent cette altricialité secondaire. Du point de vue de la force, le chimpanzé Pan troglodytes, espèce animale qui nous est phylogénétiquement la plus proche, a un coefficient de croissance cérébrale de 2,5 entre la naissance et l’âge adulte, contre 3,3 chez les humains (DeSilva et Lesnik 2008). Du point de vue de la durée, on a longtemps cru que la maturité du cerveau humain coïncidait avec la puberté, mais on sait aujourd’hui que la période de surproduction et d’élimination des épines dendritiques sur les neurones pyramidaux du cortex préfrontal court jusqu’à la trentaine (Petanjeket al. 2011). Outre des contraintes obstétriques, cette maturation prolongée est probablement due aux coûts métaboliques élevés du développement cérébral (Goyal et al. 2014), un processus de co-évolution ayant favorisé l’étalement dans le temps de la dépense énergétique (Kuzawa et al. 2014). Cette forte altricialité cérébrale est propre aux êtres humains, le contrôle génétique qui s’exerce sur l’organisation somatopique de notre cortex, sur la connectique cérébrale et sur les aires d’association étant plus faible que chez le chimpanzé commun. Par exemple, deux frères chimpanzés auront des sillons cérébraux davantage similaires que deux frères humains, parce que le cerveau des premiers est moins réceptif aux influences environnementales que celui des membres de notre espèce (Gómez-Robles et al. 2015). Cette spécificité du cerveau humain est tout aussi importante que son quotient d’encéphalisation (6,9 fois plus élevé que celui d’un autre mammifère du même poids, et 2,6 fois supérieur à celui d’un chimpanzé), le nombre élevé de ses neurones (86 milliards contre 28 milliards chez le chimpanzé), la complexité de sa connectique (environ 1014 synapses), les changements néoténiques lors de l’expression des gènes (Somel et al. 2009) et son architecture complexe. Chez le nouveau-né humain, la neurogenèse est achevée, excepté dans la zone sous-ventriculaire – connectée aux bulbes olfactifs – et la zone sous-granulaire, qui part du gyrus denté de l’hippocampe (Eriksson et al. 1998). Toutefois, si tous les neurones sont déjà présents, le cerveau néonatal représente moins de 30% de sa taille adulte. Immédiatement après la naissance, sa croissance se poursuit au même taux qu’au stade fœtal pour atteindre 50% de la taille adulte vers 1 an et 95% vers 10 ans. Cette croissance concerne essentiellement les connexions des neurones entre eux (synaptogenèse, mais aussi élagage de cette interconnectivité ou synaptose) et la myélinisation néocorticale. À chaque minute de la vie du bébé, rappelle Jean-Pierre Changeux (2002), « plus de deux millions de synapses se mettent en place ! » Au total, 50% de ces connexions se font après la naissance (Changeux 2003). Cette spécificité d’Homo sapiens a une portée anthropologique capitale. Elle expose si fortement les êtres humains aux influences de leur environnement qu’ils deviennent naturellement des êtres hyper-sociaux et hyper-culturels, ce qu’avait pressenti Malinowski (1922 : 79-80) quand il soutenait que nos « états mentaux sont façonnés d’une certaine manière » par les « institutions au sein desquelles ils se développent ». Le développement du cerveau dans la longue durée permet une « imprégnation » progressive du tissu cérébral par l’environnement physique et social (Changeux 1983), en particulier lors des phases de socialisation primaire et secondaire. L’être humain a ainsi des «dispositions épigénétiques à l’empreinte culturelle » (Changeux 2002). Les effets sociaux et les incidences évolutionnaires (Kuzawa et Bragg 2012) d’une telle aptitude sont immenses. L’entourage doit non seulement aider les nouveau-nés, mais aussi accompagner les enfants jusqu’à leur développement complet, l’immaturité du cerveau des adolescents étant à l’origine de leur caractère souvent impulsif. Cet accompagnement de l’enfant se traduit par des changements dans la structure sociale, au sein de la famille et de la société tout entière, notamment sous la forme d’institutions d’apprentissage social et culturel. Les êtres humains sont ainsi contraints de coopérer, d’abord à l’intérieur de leur groupe familial et d’appartenance, puis sous des formes plus ouvertes (voir Coopération). Née de processus évolutifs anciens d’au moins 200 000 ans (Neubaueret al. 2018), l’altricialité secondaire nous donne un avantage adaptatif : contrairement à d’autres espèces, nos comportements ne sont pas « mis sur des rails » à la naissance, ce qui les rend flexibles face à des environnements changeants, favorisant ainsi la diversité phénotypique et culturelle. Cette plasticité cérébrale peut produire le meilleur. Par exemple, 15 mois seulement d’éducation musicale avant l’âge de 7 ans peuvent renforcer les connexions entre les deux hémisphères cérébraux (Schlaug et al. 1995) et induire d’autres changements structuraux dans les régions assurant des fonctions motrices, auditives et visuo-spatiales (Hyde et al. 2009). Une formation musicale précoce prévient aussi la perte d’audition (White-Schwoch et al. 2013) et améliore la perception de la parole (Du et Zatorre 2017). Cependant, comme cela est souvent le cas en évolution, il y a un prix à payer pour cet avantage considérable qu’est l’altricialité secondaire. Il a pour contrepartie un appétit vorace en énergie de notre cerveau (Pontzer et al. 2016). Il nous rend plus vulnérables, non seulement jusqu’à l’adolescence mais tout au long de la vie où, suppose-t-on, des anomalies des reconfigurations neuronales contribuent au développement de certaines pathologies neurologiques (Greenhill et al. 2015). Enfin, un risque associé au « recyclage culturel des cartes corticales » (Dehaene et Cohen 2007) est rarement noté : si ce recyclage peut produire le meilleur, il peut aussi produire le pire, selon la nature de la matrice culturelle dans laquelle les individus sont pris (Candau 2017). Par exemple, le choix social et culturel consistant à développer des industries polluantes peut provoquer des maladies neurodégénératives et divers désordres mentaux (Underwood 2017), notamment chez les enfants (Bennett et al. 2016), phénomène qui est accentué quand il est associé à l’adversité sociale précoce (Stein et al. 2016). Toujours dans le registre économique, la mise en œuvre de politiques qui appauvrissent des populations peut affecter le développement intellectuel des enfants (Luby et al. 2013), un message clé du World Development Report 2015 étant que la pauvreté est une « taxe cognitive ». Un dernier exemple : Voigtländer et Voth (2015) ont montré que les Allemands nés dans les années 1920 et 1930 manifestent un degré d’antisémitisme deux à trois fois plus élevé que leurs compatriotes nés avant ou après cette période. Bien plus souvent que d’autres Allemands, ils se représentent les Juifs comme « une population qui a trop d’influence dans le monde » ou « qui est responsable de sa propre persécution ». Ceci est la conséquence de l’endoctrinement nazi qu’ils ont subi durant toute leur enfance, notamment à l’école, en pleine période d’altricialité secondaire. En résumé, l’altricialité secondaire est au fondement (i) de l’aptitude naturelle de notre cerveau à devenir une représentation du monde et (ii) d’une focalisation culturelle de cette représentation, sous l’influence de la diversité des matrices culturelles, cela pour le meilleur comme pour le pire. Cette hyperplasticité du cerveau pendant la période altricielle laisse la place à une plasticité plus modérée à l’âge adulte puis décroît à l’approche du grand âge, mais elle ne disparaît jamais complètement. Par conséquent, loin de voir dans les données neurobiologiques des contraintes qui auraient pour seule caractéristique de déterminer les limites de la variabilité culturelle – limitation qui est incontestable – il faut les considérer également comme la possibilité de cette variabilité.
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